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octobre 2026

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Le bilan avant achat

Bilan avant achat d’une maison ou d’un appartement : ce qui change dans les contrôles

Blog · Type de bien

Bilan avant achat d’une maison ou d’un appartement : ce qui change dans les contrôles

La méthode de l’expert reste la même, mais acheter une maison ou un appartement ne pose pas les mêmes questions. Dans un cas, vous achetez tout un bâtiment et son terrain ; dans l’autre, un lot dans un immeuble dont une grande partie échappe à votre seul contrôle.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Maison individuelle et petit immeuble résidentiel côte à côte dans une ville

L’essentiel

Pour une maison, le bilan avant achat couvre l’ensemble du bâtiment : structure, toiture, fondations apparentes, terrain et abords. Pour un appartement, l’expert examine en détail les parties privatives et observe ce qui est accessible des parties communes, les documents de copropriété complétant l’analyse. Le prix dépend dans les deux cas de la surface.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

Une même méthode, deux périmètres différents

L’expert applique la même démarche d’observation dans une maison et dans un appartement ; ce qui change, c’est l’étendue de ce que vous achetez et donc de ce qu’il doit examiner.

Dans les deux cas, l’expert procède de façon systématique, zone par zone, observe, mesure quand c’est utile et documente ses constats. Il recherche les mêmes familles de pathologies : fissures, humidité, défauts d’étanchéité, déformations, équipements en fin de vie.

La différence tient à la propriété. L’acheteur d’une maison devient responsable de tout : toiture, murs, fondations, terrain, clôtures, réseaux jusqu’à la limite de propriété. L’acheteur d’un appartement acquiert un lot, composé de parties privatives et d’une quote-part de parties communes dont l’entretien est décidé collectivement.

Cette différence change la nature des questions. Pour une maison : « quels travaux devrai-je assumer seul ? ». Pour un appartement : « quel est l’état de mon logement, et que laisse deviner l’état de l’immeuble sur les décisions à venir de la copropriété ? ». Le détail des vérifications présente l’ensemble des points contrôlés.

Maison

Maison : tout le bâtiment est dans le périmètre

Pour une maison, l’expert examine la structure, le clos et le couvert, les pièces, les combles, le sous-sol ou le vide sanitaire, les annexes et les équipements, car tout sera à votre charge.

La toiture et la charpente sont souvent les postes les plus lourds d’une maison. L’expert observe la couverture depuis le sol et les points de vue accessibles, puis la charpente et l’isolation par les combles. Les façades, les menuiseries et les évacuations d’eau pluviale complètent l’examen du clos et du couvert.

La structure s’apprécie à travers les murs, les planchers et les indices de mouvement : fissures, déformations, portes qui frottent. Le sous-sol ou le vide sanitaire, quand ils sont accessibles, renseignent sur les fondations apparentes et l’humidité du sol.

Les annexes ne doivent pas être oubliées : garage, dépendance, véranda, extension. Construites souvent à une autre époque que la maison, elles présentent parfois des désordres propres, notamment à leur jonction avec le bâtiment principal.

Maison : tout le bâtiment est dans le périmètre
Terrain

Maison : le terrain et l’environnement font partie de l’analyse

Pour une maison, le sol, la pente, la végétation et la gestion des eaux autour du bâtiment expliquent une large part des désordres ; l’expert les intègre à son analyse.

Le retrait-gonflement des argiles concerne une partie importante du territoire : selon le SDES (2021), 48 % du territoire métropolitain est en exposition moyenne ou forte, et 10,4 millions de maisons individuelles sont concernées. Une maison sur sol argileux peut subir des mouvements lors des épisodes de sécheresse, qui se traduisent par des fissures.

L’expert regarde l’environnement immédiat : arbres proches des façades, pente du terrain orientée vers la maison, descentes d’eau pluviale qui se déversent au pied des murs, terrasses accolées. Ces éléments n’existent pas, ou beaucoup moins, dans un appartement.

Avant la visite, consultez l’exposition de l’adresse sur Géorisques. En Centre-Val de Loire, de nombreuses communes ont fait l’objet de reconnaissances de catastrophe naturelle au titre de la sécheresse ; notre page bilan avant achat en Centre-Val de Loire présente notre intervention dans la région.

Expert observant le terrain et les abords d’une maison individuelle
Appartement

Appartement : les parties privatives examinées en détail

Dans un appartement, l’expert examine pièce par pièce les murs, plafonds, sols, menuiseries, pièces d’eau, ventilation et équipements privatifs, avec une attention particulière aux traces d’humidité et aux fissures.

Les parties privatives sont celles que vous pourrez entretenir et transformer librement, dans le respect du règlement de copropriété. L’expert y recherche les désordres classiques : traces d’infiltration au plafond, condensation dans une pièce mal ventilée, fissures sur les cloisons ou les murs, sols qui sonnent creux, menuiseries fatiguées.

Certains constats faits dans le logement renvoient pourtant à l’immeuble. Une auréole au plafond d’un dernier étage peut venir de la toiture ; une fissure traversante sur un mur de façade concerne une structure commune ; une humidité en pied de mur d’un rez-de-chaussée peut venir des réseaux enterrés. L’expert le signale, car la solution relèvera alors de la copropriété.

Les équipements privatifs (chauffage individuel, ballon d’eau chaude, tableau électrique) sont observés dans leur état apparent, comme dans une maison.

Immeuble

Appartement : les parties communes, observées sans être expertisées en totalité

L’expert observe ce qui est accessible des parties communes (façades, hall, cage d’escalier, caves, éventuellement combles ou toiture visibles), mais il n’expertise pas l’immeuble entier.

Un bilan avant achat d’appartement n’est pas un audit de l’immeuble. L’expert n’a généralement accès ni à la toiture, ni aux autres logements, ni aux locaux techniques fermés. Il observe ce qui est visible lors de son passage : état des façades, fissures dans la cage d’escalier, humidité dans les caves, état apparent des menuiseries communes.

Ces observations restent précieuses, car elles donnent des indices sur l’entretien de l’immeuble et sur d’éventuels travaux à venir, dont une quote-part vous reviendra. Elles se lisent en parallèle avec les documents de la copropriété.

Pour une analyse détaillée des parties communes, le site frère expertisepreachat.fr consacre plusieurs articles à l’achat en copropriété.

Cage d’escalier d’un immeuble ancien avec murs et rampe
Documents

Des documents différents à rassembler

Pour une maison, ce sont surtout les factures de travaux et l’historique des sinistres ; pour un appartement, les procès-verbaux d’assemblée générale et les documents de la copropriété.

Ces documents ne sont pas analysés juridiquement par l’expert, mais ils l’aident à interpréter ce qu’il voit : une fissure en façade déjà traitée par la copropriété, une toiture dont la réfection a été votée, un ravalement prévu.

Pour une maison

Le dossier de diagnostic technique (article L271-4 du Code de la construction et de l’habitation), les factures de travaux importants, les éventuelles déclarations de sinistre, les plans et autorisations d’urbanisme pour une extension. Pour une maison classée F ou G au DPE, un audit énergétique est obligatoire à la vente depuis le 1er avril 2023, et depuis le 1er janvier 2025 pour une maison classée E.

Pour un appartement

Le dossier de diagnostic technique du lot, le règlement de copropriété, les procès-verbaux des dernières assemblées générales et, le cas échéant, le projet de plan pluriannuel de travaux. Ce PPPT est obligatoire selon la taille de la copropriété (depuis le 1er janvier 2025 pour celles de 50 lots ou moins) pour les copropriétés de plus de 15 ans, et il est valable 10 ans.

Vigilance

Les points de vigilance propres à chaque type de bien

Les maisons concentrent les risques liés à la toiture, aux fondations et au terrain ; les appartements ceux liés à l’humidité, aux modifications intérieures et à l’état de l’immeuble.

Ces listes ne sont pas exhaustives : chaque bien a son histoire. Mais elles montrent pourquoi l’expert n’aborde pas une maison et un appartement avec les mêmes priorités, même si sa méthode reste identique.

Dans les deux cas, signalez à l’expert vos projets : agrandir une maison, abattre une cloison dans un appartement. Il pourra vous alerter sur ce qui demanderait une étude préalable ou, en copropriété, une autorisation.

Les points sensibles d’une maison

Toiture et charpente, fissures liées au sol, humidité des murs enterrés et du sous-sol, évacuation des eaux pluviales, annexes et extensions, assainissement non collectif le cas échéant, abords et murs de soutènement.

Les points sensibles d’un appartement

Infiltrations venant de la toiture ou des étages supérieurs, condensation liée à une ventilation insuffisante, cloisons supprimées ou ouvertures créées, état des réseaux privatifs, fissures traduisant un mouvement de l’immeuble, état visible des parties communes.

Les points de vigilance propres à chaque type de bien
Énergie

Les obligations énergétiques ne s’appliquent pas de la même façon

Le DPE concerne les deux types de biens, mais l’audit énergétique à la vente ne vise que les maisons et les immeubles en monopropriété ; pour un appartement en copropriété, la performance dépend aussi de décisions collectives.

Le DPE fait partie du dossier de diagnostic technique pour une maison comme pour un appartement. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans son calcul est de 1,9 au lieu de 2,3, ce qui peut faire évoluer l’étiquette des logements chauffés à l’électricité. Les données publiques sont consultables sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.

Pour un investisseur, l’enjeu est identique quel que soit le type de bien : depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être loués, puis ce sera le cas des logements F au 1er janvier 2028 et E au 1er janvier 2034 (loi Climat et résilience). Mais les leviers diffèrent : dans une maison, vous décidez seul des travaux ; dans un appartement, l’isolation des façades ou de la toiture relève de la copropriété.

L’expert ne refait pas ces diagnostics. Il peut toutefois signaler une incohérence apparente entre l’étiquette et l’état des menuiseries, de l’isolation visible ou de la ventilation.

Budget

Prix et organisation : ce qui est commun aux deux

Le tarif du bilan avant achat dépend de la surface, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement ; l’organisation de l’accès diffère surtout pour les parties communes et les annexes.

Chez Check my House, la grille est la même pour tous les biens : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² au-delà, avec 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport certifié est compris et remis sous 96h, et le paiement peut se faire en plusieurs fois sans frais. Le détail figure sur la page nos tarifs.

Pour un appartement, prévoyez l’accès à la cave, au box ou au parking privatif, ainsi qu’aux parties communes (code d’entrée, badge). Pour une maison, vérifiez l’accès aux combles, au sous-sol et à toutes les annexes. Notre article préparer la visite de l’expert détaille ces préparatifs.

Nos experts interviennent partout en France. Pour une vue d’ensemble de la démarche, consultez le guide de l’expertise avant achat ou contactez-nous via la page contact.

Prix et organisation : ce qui est commun aux deux
Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Le bilan avant achat d’un appartement est-il moins utile que celui d’une maison ?

Non, il est différent. Dans un appartement, une partie des risques est mutualisée, mais les désordres privatifs (humidité, cloisons modifiées, équipements) restent entièrement à votre charge. Et l’état visible des parties communes donne des indices précieux sur les travaux que la copropriété pourrait voter dans les années à venir.

L’expert peut-il monter sur le toit d’un immeuble ?

En règle générale, non. La toiture d’un immeuble n’est pas une partie privative et son accès est souvent fermé ou dangereux. L’expert observe ce qui est visible depuis la rue ou depuis les fenêtres, et peut repérer des traces d’infiltration dans un appartement du dernier étage. Les PV d’assemblée générale complètent l’information.

Faut-il l’autorisation du syndic pour l’expertise d’un appartement ?

Pour les parties privatives, l’accord du vendeur suffit. Pour accéder aux parties communes fermées, comme une chaufferie ou des combles collectifs, il faut en principe passer par le syndic. Dans la pratique, l’expert observe surtout les parties communes librement accessibles lors de sa visite.

Une maison mitoyenne se contrôle-t-elle comme une maison isolée ?

Globalement oui, mais le mur mitoyen fait l’objet d’une attention particulière : fissures à la jonction, humidité, différences de toiture avec la maison voisine. L’expert n’a pas accès à la propriété voisine et se limite à ce qui est visible de votre côté, ce qu’il précise si nécessaire.

Le terrain d’une maison est-il examiné dans le bilan ?

Les abords immédiats de la maison sont examinés car ils influencent l’état du bâtiment : pente, gestion des eaux, arbres proches, terrasses. L’expert ne réalise pas d’étude de sol. Si des indices laissent penser à un problème lié au sol, il peut préconiser une étude géotechnique.

Un appartement dans une maison divisée relève-t-il du bilan maison ou appartement ?

C’est un cas hybride. Juridiquement, il s’agit souvent d’une copropriété, avec des parties communes comme la toiture ou la façade. Techniquement, le bâtiment reste une maison, avec ses fondations et sa charpente. Signalez cette configuration à la commande pour que l’expert l’intègre à son approche.

L’audit énergétique concerne-t-il un appartement ?

L’audit énergétique obligatoire à la vente vise les maisons et les immeubles en monopropriété, à partir de certaines étiquettes du DPE. Un appartement en copropriété n’y est pas soumis. Le DPE du lot reste obligatoire, et la copropriété peut disposer de ses propres études sur la performance de l’immeuble.

Le prix est-il le même pour une maison et un appartement de même surface ?

Oui. Chez Check my House, le tarif dépend uniquement de la surface du bien : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² au-delà, plus 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport certifié est compris et remis sous 96h.

La cave et le parking d’un appartement sont-ils inclus ?

Oui, s’ils font partie du lot vendu et qu’ils sont accessibles le jour de la visite. Une cave peut révéler des problèmes d’humidité ou de fissures concernant l’immeuble. Prévoyez les clés, badges et codes nécessaires et indiquez à l’agence que l’expert souhaite y accéder.

Peut-on faire un bilan avant achat sur un immeuble entier en monopropriété ?

Oui, l’examen porte alors sur l’ensemble du bâtiment comme pour une maison, avec plusieurs logements à visiter. La surface totale détermine le tarif. Pour ce type de bien, contactez-nous en amont au 0 805 69 09 69 afin de préciser le nombre de logements, leur occupation et les accès à prévoir.

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Maison ou appartement, un bilan adapté à votre achat

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"Expert
Le bilan avant achat

Pourquoi l’indépendance de l’expert compte dans un bilan avant achat

Blog · Confiance

Pourquoi l’indépendance de l’expert compte dans un bilan avant achat

Un bilan avant achat ne vaut que par la confiance que l’on peut accorder à son auteur. Un expert qui vendrait des travaux, qui serait lié à l’agence ou au vendeur, n’écrirait pas forcément le même rapport. Voici ce que recouvre l’indépendance et comment la vérifier.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Expert en bâtiment seul examinant attentivement un mur intérieur fissuré

L’essentiel

Un expert indépendant n’a aucun intérêt à la vente, aux travaux ou aux traitements qui suivront : il est payé pour son analyse, par l’acheteur. Cette absence de conflit d’intérêts rend ses constats crédibles, pour vous comme pour le vendeur, et évite les préconisations orientées vers un devis.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Définition

Ce que recouvre vraiment l’indépendance d’un expert

Un expert est indépendant lorsqu’il n’a aucun intérêt dans l’issue de la vente ni dans les travaux qui pourraient suivre : pas de lien avec le vendeur, l’agence ou une entreprise, et pas de produit à placer.

L’indépendance n’est pas une qualité morale abstraite : c’est une situation économique. Un expert est indépendant quand sa rémunération ne dépend que de la mission confiée, quel que soit le contenu de son rapport. Il est payé pareil si le bien est sain ou s’il présente des désordres, si la vente se fait ou non, si des travaux sont engagés ou pas.

Cela suppose l’absence de trois types de liens : un lien avec le vendeur (familial, professionnel, commercial), un lien avec l’agence ou les intermédiaires qui touchent une commission à la signature, et un lien avec des entreprises de travaux ou des fournisseurs de produits de traitement.

Chez Check my House, les experts ne vendent ni travaux ni produits de traitement. C’est le principe qui fonde le bilan avant achat tel que nous le pratiquons, et que nous présentons sur la page expert en bâtiment indépendant.

Risques

Les conflits d’intérêts qui faussent un avis

Les conflits d’intérêts les plus courants viennent d’un intervenant qui vend la solution au problème qu’il diagnostique, ou qui a intérêt à ce que la vente se fasse.

Le premier cas est celui de l’entreprise qui diagnostique et répare. Même de bonne foi, elle a tendance à voir dans chaque désordre un chantier possible. Nous comparons cette situation à celle d’un expert dans l’article bilan avant achat ou visite avec un artisan.

Le deuxième cas est celui de l’intervenant lié à la vente. Un professionnel recommandé par l’agence peut entretenir avec elle une relation suivie : sans qu’il y ait la moindre malhonnêteté, il peut être tenté de ne pas « effrayer » l’acheteur. Un vendeur qui proposerait lui-même « son » expert pose la même question.

Le troisième cas concerne les diagnostics de pathologies qui débouchent sur des traitements coûteux. C’est un terrain où l’indépendance compte particulièrement, comme nous le détaillons plus bas.

Bidons de produits de traitement posés dans une cave humide
Humidité et traitements

Humidité, insectes, champignons : là où l’indépendance pèse le plus

Les pathologies d’humidité et de bois donnent lieu à des traitements parfois onéreux ; un diagnostic posé par celui qui vend le traitement mérite toujours un second regard.

Une humidité en pied de mur peut venir de remontées capillaires, d’un défaut d’évacuation des eaux pluviales, d’une condensation ou d’une fuite. Les solutions sont radicalement différentes : de la simple reprise d’une gouttière à un traitement de mur. Un vendeur de traitement anti-humidité aura naturellement tendance à privilégier son produit.

Il en va de même pour les bois de charpente : des traces anciennes d’insectes, inactives, n’appellent pas les mêmes mesures qu’une attaque en cours. Seul un examen sans intérêt commercial permet de distinguer sereinement les deux situations et de recommander l’intervention juste nécessaire.

Pour ces sujets, le réseau dispose d’un site spécialisé, expertisehumidite.fr, qui présente l’expertise humidité indépendante.

Écriture

L’indépendance se lit dans la façon de rédiger

Un rapport indépendant n’est ni alarmiste ni complaisant : il décrit, hiérarchise et distingue clairement ce qui est établi de ce qui reste une hypothèse.

Un expert qui aurait intérêt à des travaux pourrait grossir les désordres ; un expert qui aurait intérêt à la vente pourrait les minimiser. L’expert indépendant n’a aucune de ces deux pressions. Cela se voit dans le vocabulaire : des constats précis, des causes présentées comme probables quand elles le sont, des préconisations proportionnées.

C’est aussi ce qui explique la présence de réserves. Un expert indépendant n’hésite pas à écrire « non vérifié » ou « à confirmer par une investigation » : il n’a rien à gagner à paraître plus affirmatif qu’il ne peut l’être.

Chez Check my House, le rapport est certifié et a une valeur juridique ; les préconisations de l’expert sont couvertes par une assurance décennale. Ces éléments engagent la rigueur de l’écriture : une préconisation n’est pas une opinion lancée à la légère.

L’indépendance se lit dans la façon de rédiger
L’agence

L’agent immobilier, un partenaire mais pas un arbitre

L’agent immobilier joue un rôle utile dans la vente, mais sa rémunération dépend de la signature : il n’est pas la bonne personne pour juger de l’état technique d’un bien.

Il ne s’agit pas de mettre en doute la bonne foi des agents. Leur métier est de rapprocher vendeur et acheteur, d’organiser les visites et de faire aboutir la vente. Ils connaissent souvent bien le marché local, mais pas nécessairement les pathologies du bâtiment, et leur intérêt est que la transaction se réalise.

Concrètement, méfiez-vous des formules rassurantes sur l’état du bien (« c’est normal pour une maison de cet âge », « ça a été traité ») si elles ne s’appuient pas sur des documents. Elles ne remplacent ni des factures, ni un examen par un professionnel sans intérêt dans la vente.

De même, choisissez vous-même votre expert plutôt que d’accepter sans réfléchir un intervenant proposé par l’agence. C’est la manière la plus simple de garantir que le rapport est écrit pour vous.

Acheteur et expert discutant dans un jardin devant une maison
Vérifier

Comment vérifier l’indépendance d’un expert

Posez directement les questions qui fâchent : l’expert vend-il des travaux ou des produits, a-t-il un lien avec l’agence ou le vendeur, comment est-il rémunéré ?

  • Réalise-t-il ou fait-il réaliser des travaux, directement ou via une société liée ?
  • Vend-il des produits de traitement (humidité, charpente, fissures) ?
  • A-t-il été recommandé par l’agence ou le vendeur, et entretient-il une relation commerciale avec eux ?
  • Sa rémunération dépend-elle de la signature de la vente ou de travaux ultérieurs ?
  • Son rapport est-il remis à vous seul, en tant que client ?
  • Quelles sont sa formation et ses qualifications en expertise bâtiment ?

Des réponses claires et sans hésitation sont un bon signe. Un professionnel qui élude ces questions, ou qui propose d’emblée un devis de travaux à la suite de son diagnostic, n’est pas dans une posture d’expert indépendant.

Crédibilité

Un rapport indépendant pèse davantage face au vendeur

Parce qu’il ne peut pas être soupçonné de servir un intérêt commercial, un rapport indépendant est plus difficile à contester, que ce soit dans une négociation ou, plus tard, si un litige survient.

Lorsqu’un acheteur présente un devis d’entreprise pour justifier une baisse de prix, le vendeur peut répondre que l’entreprise cherchait un chantier. Face à un rapport rédigé par un expert sans aucun intérêt dans les travaux, cet argument tombe. La discussion porte alors sur le fond : la réalité et l’importance des désordres.

Après l’achat, si un défaut se révèle, la question de ce qui était visible ou non au moment de la vente peut devenir centrale. Le Code civil exclut de la garantie les vices apparents (article 1642) et prévoit que le vendeur qui connaissait les vices est tenu de dommages-intérêts (article 1645). Un rapport indépendant et daté aide à reconstituer ce qui pouvait être constaté à la date de la visite.

Dans les deux cas, c’est l’absence de conflit d’intérêts qui donne au rapport sa force probante, bien plus que sa longueur ou le nombre de photos.

Un rapport indépendant pèse davantage face au vendeur
Le prix

Payer un expert plutôt qu’accepter un avis gratuit

Un avis gratuit est rarement désintéressé : il prépare une vente, un chantier ou un traitement ; payer une expertise, c’est rémunérer une analyse dont le contenu ne dépend d’aucune suite commerciale.

La gratuité a toujours une contrepartie. Une entreprise qui se déplace sans frais investit son temps en vue d’un devis ; un fournisseur de traitement qui « diagnostique » gratuitement espère vendre son produit. Ce modèle n’est pas condamnable, mais il ne produit pas un avis neutre.

Le bilan avant achat est une prestation payée par l’acheteur, à un prix connu à l’avance et indépendant des constats. Chez Check my House, le tarif dépend uniquement de la surface : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² au-delà, avec 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport certifié est compris, remis sous 96h, et le paiement peut se faire en plusieurs fois sans frais.

Ce prix fixe est en lui-même une garantie d’indépendance : l’expert ne gagne rien de plus si le rapport est alarmant, et rien de moins s’il est rassurant. Il n’a qu’un intérêt, celui de vous dire ce qu’il a réellement observé.

Posture

Indépendant ne veut pas dire indifférent

L’expert indépendant travaille pour l’acheteur qui le mandate : il est objectif sur les faits, mais attentif à vos questions et à votre projet.

L’indépendance porte sur les intérêts, pas sur l’engagement. L’expert est mandaté et rémunéré par l’acheteur : il examine le bien pour lui, répond à ses questions, tient compte de ses projets. Son objectivité consiste à décrire la réalité sans la tordre, y compris quand elle déçoit.

Cela signifie aussi qu’il vous dira quand un bien est sain. Un expert indépendant n’a pas besoin de trouver des problèmes pour justifier son intervention : confirmer qu’un bien est en bon état est un résultat aussi utile qu’un constat de désordres.

Le réseau Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière, réunit plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Pour connaître les conditions de la mission, consultez la page nos tarifs et notre guide de l’expertise avant achat, ou contactez-nous via la page contact.

Indépendant ne veut pas dire indifférent
Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Un expert proposé par l’agence immobilière peut-il être indépendant ?

Il peut l’être, mais la question mérite d’être posée. L’agence est rémunérée à la signature de la vente ; un intervenant qui travaille régulièrement avec elle peut, même inconsciemment, ménager la transaction. Choisir vous-même votre expert reste la façon la plus simple d’écarter ce doute.

Les diagnostiqueurs du dossier de vente sont-ils des experts indépendants ?

Les diagnostiqueurs réalisent des diagnostics réglementaires précis, commandés par le vendeur pour constituer le dossier de diagnostic technique. Leur mission est encadrée et différente de celle d’un expert en bâtiment mandaté par l’acheteur, qui examine l’état global du bâti et ses pathologies pour éclairer la décision d’achat.

Pourquoi un expert indépendant ne donne-t-il pas de devis ?

Parce qu’il ne réalise pas de travaux et n’a aucun lien avec les entreprises qui les réalisent. Il décrit la nature des interventions préconisées et le type de professionnel à consulter. Ce sont ensuite les artisans que vous choisissez qui chiffrent, sur la base de ses constats.

Le vendeur peut-il contester un rapport parce que l’expert a été payé par l’acheteur ?

Il peut toujours contester, mais l’argument est faible si l’expert n’a aucun intérêt dans la vente ni dans les travaux. Être rémunéré pour une mission d’analyse, quel qu’en soit le résultat, n’est pas un conflit d’intérêts. C’est précisément ce qui distingue un expert d’un intervenant commercial.

Un expert indépendant peut-il conclure qu’un bien est en bon état ?

Bien sûr. Un expert indépendant n’a pas besoin de trouver des défauts pour justifier son travail. Confirmer qu’un bien est sain, ou ne présente que des points d’entretien courants, est un résultat précieux pour l’acheteur, qui peut alors s’engager plus sereinement.

Comment savoir si une entreprise de traitement est aussi celle qui diagnostique ?

Regardez qui signe le diagnostic et qui propose ensuite les travaux. Si le même interlocuteur ou une société liée fait les deux, la neutralité du diagnostic n’est pas garantie. Demandez dans ce cas un avis à un expert qui ne vend ni travaux ni produits avant de vous engager.

L’indépendance de l’expert a-t-elle une valeur en cas de litige ?

Elle renforce la crédibilité de son rapport. Un document établi par un professionnel sans intérêt dans la vente ou les travaux est plus difficilement soupçonné de partialité. Il permet aussi de dater l’état du bien, ce qui peut aider à déterminer si un défaut était visible au moment de l’achat.

Puis-je partager le rapport d’un expert indépendant avec le vendeur ?

Oui, le rapport vous appartient et vous en disposez librement. Le partager peut appuyer une discussion sur le prix ou sur des travaux à réaliser avant la vente. Son indépendance rend la discussion plus objective, puisque le vendeur ne peut pas y voir une manœuvre commerciale.

Les experts Check my House travaillent-ils avec des entreprises partenaires ?

Les experts Check my House ne vendent ni travaux ni produits de traitement. Leur rôle s’arrête à l’analyse et aux préconisations, couvertes par une assurance décennale. Vous restez entièrement libre de choisir les entreprises qui réaliseront d’éventuels travaux et de comparer leurs propositions.

L’expert peut-il refuser une mission s’il connaît le vendeur ?

C’est même ce qu’on attend d’un professionnel soucieux de son indépendance. Si vous avez un doute, signalez dès la prise de contact les noms du vendeur et de l’agence. Un lien personnel ou commercial avec l’une des parties justifie de confier la mission à un autre expert.

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Un expert qui n’a rien à vous vendre

Nos experts ne vendent ni travaux ni produits de traitement : leur seul intérêt est la justesse du constat. Rapport certifié sous 96h. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


"Acheteuse
Le bilan avant achat

Assister au bilan avant achat : les questions à poser à l’expert sur place

Blog · Sur le terrain

Assister au bilan avant achat : les questions à poser à l’expert sur place

Assister au bilan avant achat, c’est l’occasion de voir les désordres de vos propres yeux et d’entendre l’expert les expliquer. Encore faut-il poser les bonnes questions, au bon moment, et savoir lesquelles il ne pourra pas trancher.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Acheteuse posant une question à un expert en bâtiment devant une fissure

L’essentiel

Sur place, interrogez l’expert sur la cause probable de chaque désordre, son caractère évolutif, son degré de priorité et son lien avec vos projets de travaux. Évitez de lui demander un prix de travaux ou la valeur du bien : ce n’est pas sa mission. Notez ses réponses pour les relier ensuite au rapport.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

L’intérêt

Pourquoi venir et comment poser ses questions

Votre présence vous permet de localiser les désordres, de comprendre leur contexte et de lever vos doutes immédiatement ; le bon moment pour questionner est souvent à la fin de l’examen de chaque zone.

Un rapport, même bien illustré, ne remplace pas la vue directe d’un désordre dans son environnement. Voir la fissure, toucher le mur humide, regarder la charpente avec l’expert donne une compréhension que la lecture seule n’apporte pas toujours. C’est aussi le moment où l’expert peut expliquer sa démarche.

L’expert a besoin de concentration pour suivre sa méthode. Plutôt que de l’interrompre à chaque observation, laissez-le terminer une zone (l’extérieur, une pièce, les combles) puis posez vos questions. Une liste préparée à l’avance évite d’oublier l’essentiel.

Gardez en tête que ses réponses orales sont une première lecture. Le rapport, remis sous 96h, consolide l’analyse après relecture des notes, des photos et des mesures. Notre article lire un rapport de bilan avant achat vous aidera ensuite à faire le lien.

Structure

Les questions sur les fissures et la structure

Face à une fissure ou une déformation, demandez d’abord sa cause probable, puis si elle paraît active, et enfin ce qu’elle implique pour la solidité du bâtiment.

  • « À votre avis, d’où vient cette fissure : enduit, maçonnerie, fondations ? »
  • « Voyez-vous des signes qu’elle est récente ou qu’elle évolue ? »
  • « Est-elle liée à d’autres indices dans la maison, comme des portes qui frottent ? »
  • « Le terrain et l’environnement, arbres ou pente, peuvent-ils jouer un rôle ? »
  • « Faut-il une investigation complémentaire, une surveillance, ou est-ce un désordre stabilisé ? »

Ces questions suivent la logique de l’expert : constat, cause, évolution, préconisation. Elles vous évitent de rester bloqué sur l’aspect d’une fissure, qui dit peu de chose de sa gravité. Si le bien est situé sur un sol argileux, demandez si les épisodes de sécheresse récents peuvent expliquer ce qu’il observe. Pour aller plus loin, le site expertise-fissures-maison.fr détaille l’expertise des fissures.

Les questions sur les fissures et la structure
Humidité

Les questions sur l’humidité et la ventilation

Pour toute trace d’humidité, l’objectif est d’identifier l’origine probable : remontées du sol, infiltration, fuite ou condensation, car le traitement en dépend entièrement.

  • « Cette humidité vient-elle du sol, de l’extérieur, d’une fuite ou de l’occupation ? »
  • « La ventilation actuelle est-elle suffisante pour ce logement ? »
  • « Les traces sont-elles actives ou anciennes et sèches ? »
  • « Les travaux récents, enduit ou peinture, ont-ils pu masquer ou aggraver le phénomène ? »
  • « Quel type d’intervention faudrait-il envisager, sans parler de prix ? »

Une même tache peut avoir des origines très différentes, et un mauvais diagnostic conduit à des travaux inutiles. C’est pourquoi l’avis d’un expert indépendant, qui ne vend aucun traitement, est précieux sur ce point. Le site expertisehumidite.fr présente l’expertise spécialisée dans ces pathologies.

Expert montrant à un acheteur une tache d’humidité en pied de mur
Toiture

Les questions sur la toiture, la charpente et les combles

En toiture, interrogez l’expert sur l’état apparent de la couverture, celui de la charpente et sur ce qu’il n’a pas pu voir depuis le sol ou les combles.

La toiture est l’un des postes les plus lourds d’une maison et l’un des plus difficiles à observer entièrement. Demandez à l’expert ce qu’il a pu voir réellement : depuis le sol, depuis une fenêtre, depuis les combles. Sa réponse vous indiquera le degré de certitude de son avis.

Dans les combles, posez des questions précises : la charpente présente-t-elle des déformations, des traces d’insectes ou de champignons, des pièces modifiées ? L’écran sous toiture ou l’isolation montrent-ils des traces d’infiltration ? L’isolation est-elle continue et en bon état apparent ?

Une question souvent oubliée

« Si je veux aménager ces combles plus tard, voyez-vous déjà des points qui demanderaient l’avis d’un bureau d’études ? » La réponse vous évitera de découvrir trop tard qu’une charpente en fermettes ne se modifie pas librement.

Énergie

Les questions sur l’isolation, les menuiseries et les équipements

Croisez ce que vous voyez avec le DPE fourni par le vendeur : l’expert peut vous dire si l’état apparent de l’isolation, des menuiseries et de la ventilation est cohérent avec le diagnostic.

Le DPE est un diagnostic réglementaire réalisé par un diagnostiqueur certifié ; l’expert ne le refait pas. Il peut en revanche vous signaler une incohérence apparente, par exemple des menuiseries en mauvais état ou une isolation de combles tassée sur un bien affiché avec une bonne étiquette. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui peut améliorer l’étiquette de logements chauffés à l’électricité sans travaux.

Interrogez aussi l’expert sur l’état apparent des équipements : âge visible de la chaudière ou du ballon, état du tableau électrique, présence d’une ventilation mécanique. Il ne réalise pas d’essai de fonctionnement poussé, mais il peut vous dire ce qui paraît en fin de vie.

  • « Les menuiseries assurent-elles encore leur rôle d’étanchéité ? »
  • « L’isolation visible des combles vous paraît-elle continue ? »
  • « La ventilation est-elle adaptée à l’usage des pièces d’eau ? »
  • « Quels équipements semblent à remplacer à court terme ? »
Les questions sur l’isolation, les menuiseries et les équipements
Projets

Les questions liées à vos projets de travaux

Parlez de vos projets à l’expert : il peut signaler ce qui semble compatible avec l’état du bâti et ce qui nécessitera une étude préalable.

Ouvrir une cuisine sur le séjour, créer une salle de bains à l’étage, aménager un sous-sol, poser une véranda : chaque projet interagit avec la structure et l’état existant. L’expert ne conçoit pas vos travaux, mais il peut vous alerter sur un mur qui semble porteur, un plancher qui paraît déjà sollicité ou un sous-sol dont l’humidité rendrait l’aménagement délicat.

Ces indications sont précieuses pour votre budget global. Un projet qui paraît simple peut nécessiter une étude de structure ou un traitement préalable. Les connaître avant d’acheter permet de les intégrer à votre réflexion.

Pour un rappel de ce qui est contrôlé pendant la visite, consultez le détail des vérifications.

Acheteur prenant des notes dans un carnet pendant une expertise
Priorités

Les questions sur les priorités et l’entretien futur

Demandez à l’expert de vous aider à hiérarchiser : qu’est-ce qui est prioritaire, qu’est-ce qui peut attendre, et que faudra-t-il surveiller dans les prochaines années.

  • « Parmi ce que vous avez vu, quels sont les deux ou trois points les plus importants ? »
  • « Y a-t-il quelque chose qui vous paraît urgent pour la sécurité ? »
  • « Qu’est-ce qui relève de l’entretien normal pour un bien de cet âge ? »
  • « Que me conseillez-vous de surveiller après l’achat, et à quelle saison ? »
  • « Quel type de professionnel devrais-je consulter pour chaque point ? »

Ces questions vous préparent à la lecture du rapport et à la suite de votre projet. Elles vous aident aussi à garder la tête froide : une liste de défauts n’a de sens qu’avec sa hiérarchie, et la plupart des biens anciens présentent des points d’entretien sans gravité particulière.

L’expert vous orientera vers un type de professionnel (couvreur, électricien, bureau d’études) sans vous recommander une entreprise : un expert indépendant ne vend pas de travaux.

Hors mission

Les questions que l’expert ne peut pas trancher

L’expert ne chiffre pas les travaux, n’estime pas la valeur du bien et ne vous dit pas s’il faut acheter : il vous donne les éléments techniques pour décider.

Il est tentant de demander « combien coûteraient ces travaux ? » ou « à votre place, achèteriez-vous ? ». Un expert sérieux ne répondra pas par un chiffre ou un oui ou non. Le coût dépend des entreprises et des solutions retenues ; la décision dépend de votre budget, de vos projets et de votre tolérance au risque.

De même, la valeur vénale du bien relève d’une estimation immobilière, et les questions juridiques (clauses du compromis, recours, conformité d’urbanisme) relèvent du notaire ou d’un avocat. L’expert peut toutefois vous dire si un désordre lui paraît de nature à justifier une discussion ou une vérification complémentaire.

Pour les tarifs du bilan lui-même, en revanche, tout est transparent sur la page nos tarifs.

Les questions que l’expert ne peut pas trancher
Après la visite

Noter les réponses et les relier au rapport

Prenez des notes et quelques photos de repérage pendant la visite, puis confrontez-les au rapport : c’est ce qui vous permettra de poser des questions ciblées si un point reste flou.

Notez pour chaque zone ce que l’expert vous a dit, en particulier ses doutes et ses priorités. Si le vendeur l’accepte, prenez quelques photos de repérage, sans gêner l’expert. Ces notes seront précieuses à la lecture du rapport, pour retrouver un désordre ou comprendre une préconisation.

Si une réponse orale et le rapport semblent diverger, ce n’est pas forcément une contradiction : l’analyse écrite intègre l’ensemble des observations et a été affinée après la visite. Posez alors une question précise en citant le passage concerné.

Pour replacer cette visite dans votre projet, notre guide de l’expertise avant achat reprend toute la démarche, et la page contact vous permet de nous joindre.

Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Puis-je interrompre l’expert pendant son examen ?

Mieux vaut éviter de l’interrompre à chaque constat. L’expert suit une méthode qui lui permet de ne rien oublier. Attendez qu’il ait terminé une zone ou une pièce pour poser vos questions. En cas de point urgent, par exemple une zone que vous voulez absolument lui montrer, signalez-le simplement au moment opportun.

L’expert peut-il me dire si le prix demandé est justifié ?

Non. La valeur d’un bien dépend du marché local, de l’emplacement et de nombreux critères étrangers à l’état du bâti. L’expert vous donne une vision technique : désordres, priorités, travaux à prévoir. C’est à vous, éventuellement avec un professionnel de l’estimation, d’en tirer des conséquences sur le prix.

Peut-on demander à l’expert de regarder un point précis en priorité ?

Oui, et c’est même recommandé. Signalez dès le début vos inquiétudes et vos projets : il y prêtera une attention particulière. Il examinera néanmoins l’ensemble du bien selon sa méthode, car un point qui vous paraît anodin peut s’avérer plus important qu’une fissure spectaculaire.

Que faire si je ne comprends pas un terme technique ?

Demandez-lui de reformuler ou de vous montrer concrètement ce dont il parle. Un expert habitué aux bilans avant achat sait expliquer simplement. Notez le terme : vous le retrouverez peut-être dans le rapport, et il vous servira aussi pour échanger ensuite avec les artisans.

L’expert peut-il répondre à des questions sur le DPE ?

Il peut vous dire si l’état apparent de l’isolation, des menuiseries et du chauffage lui semble cohérent avec l’étiquette annoncée. Il ne refait pas le DPE, qui est un diagnostic réglementaire. En cas d’incohérence manifeste, il peut vous conseiller de demander des précisions au vendeur ou au diagnostiqueur.

Puis-je enregistrer les explications de l’expert ?

Demandez-lui son accord avant toute prise de son ou de vidéo, ainsi que celui du vendeur puisque vous êtes chez lui. De simples notes écrites suffisent généralement. L’essentiel des constats et des préconisations figurera de toute façon dans le rapport écrit remis sous 96h.

Faut-il poser des questions sur les travaux réalisés par le vendeur ?

Oui, mais plutôt au vendeur ou à l’agent, qui connaissent l’historique. Demandez les dates, les entreprises et les factures. Vous pourrez ensuite demander à l’expert si l’état observé est cohérent avec ces travaux, par exemple une toiture annoncée comme refaite récemment.

L’expert me dira-t-il quels artisans contacter ?

Il vous indiquera le type de professionnel adapté à chaque préconisation : couvreur, électricien, bureau d’études, entreprise spécialisée. Il ne recommande pas d’entreprise en particulier, car un expert indépendant n’a aucun lien commercial avec les entreprises de travaux. Vous restez libre de votre choix.

Combien de questions est-il raisonnable de poser ?

Il n’y a pas de limite, tant qu’elles portent sur l’état du bien et vos projets. Une dizaine de questions bien préparées, regroupées par zone, suffisent souvent à couvrir l’essentiel. L’important est de repartir en ayant compris les priorités et les points à surveiller.

Et si je n’ai pas pu assister à la visite ?

Le rapport est rédigé pour être compris sans avoir été présent. Lisez-le attentivement et notez vos questions en citant les passages concernés. Vous pouvez ensuite contacter Check my House au 0 805 69 09 69 pour savoir comment obtenir les précisions dont vous avez besoin.

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Une visite où vous pouvez tout demander

Assistez à l’expertise, posez vos questions et recevez sous 96h un rapport certifié rédigé par un expert indépendant. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


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Le bilan avant achat

Préparer la visite de l’expert avec le vendeur et l’agent immobilier

Blog · Organisation

Préparer la visite de l’expert avec le vendeur et l’agent immobilier

Un bilan avant achat se joue en partie avant même l’arrivée de l’expert. Accès, documents, créneau, rôle de chacun : quelques échanges bien menés avec le vendeur et l’agence suffisent à réduire les réserves et à tirer le meilleur de l’intervention.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Agent immobilier ouvrant la porte d’une maison à un expert en bâtiment

L’essentiel

Prévenez l’agence et le vendeur tôt, en présentant l’expertise comme une démarche normale d’acheteur sérieux. Demandez l’accès à toutes les zones (combles, sous-sol, annexes), le maintien de l’eau, de l’électricité et du chauffage, et les documents utiles : diagnostics, factures de travaux, sinistres éventuels.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Enjeu

Pourquoi la préparation change la qualité du bilan

Plus l’expert a accès aux différentes zones du bien et aux informations sur son histoire, moins son rapport comporte de réserves et plus ses conclusions sont solides.

L’expert travaille avec ce qu’on lui donne à voir. Une trappe de combles accessible, un sous-sol dégagé, des factures de travaux sur la table : chacun de ces éléments transforme une hypothèse en constat. À l’inverse, une clé introuvable ou une pièce encombrée produit une réserve que l’on ne pourra plus lever avant la signature.

La préparation ne demande pas beaucoup de temps, mais elle doit être faite en amont. Le jour de la visite, il est trop tard pour retrouver une clé de cave ou pour demander au vendeur l’historique d’une toiture. Quelques messages échangés dans les jours qui précèdent suffisent.

C’est aussi une question de calendrier : si vous êtes en délai de rétractation, chaque contretemps d’accès réduit le temps dont vous disposerez pour lire le rapport et décider.

Communication

Prévenir l’agence et le vendeur, et présenter la démarche

Annoncez l’expertise comme une étape normale d’un achat réfléchi, pas comme une marque de défiance : la plupart des vendeurs l’acceptent sans difficulté.

Un vendeur peut se sentir jugé à l’annonce d’une expertise. Le ton compte. Expliquez qu’il s’agit d’un examen de l’état du bâti destiné à vous permettre d’acheter en confiance, comme beaucoup d’acquéreurs le font aujourd’hui, et que cette démarche peut aussi accélérer la vente en levant vos dernières hésitations.

Passez par l’agent immobilier si le bien est vendu en agence : c’est lui qui coordonne les visites. Indiquez-lui la date souhaitée, votre échéance éventuelle et les besoins d’accès. Précisez que l’expert est indépendant : il ne vend ni travaux ni produits, ce qui rassure souvent le vendeur sur l’objectivité de l’examen. Pour en savoir plus, voyez la page expert en bâtiment indépendant.

Si le vendeur pose des questions, répondez simplement : l’expert regarde, mesure sans rien abîmer, photographie et rédige un rapport destiné à l’acheteur.

Le message type à transmettre

La date et le créneau souhaités, le nom du cabinet, la nécessité d’accéder à toutes les pièces et annexes, aux combles et au sous-sol, et la liste des documents que vous aimeriez consulter.

Prévenir l’agence et le vendeur, et présenter la démarche
Créneau

Choisir le bon créneau de visite

Privilégiez un créneau en journée, avec une bonne lumière naturelle, et prévoyez assez de temps pour que l’expert ne soit pas pressé.

La lumière du jour facilite l’observation des façades, de la toiture depuis le sol et des pièces peu éclairées. Une visite en fin de journée d’hiver réduit ce que l’on voit à l’extérieur. Évitez aussi un créneau coincé entre deux autres visites du bien : l’expert doit pouvoir travailler sans être interrompu.

La durée dépend de la taille du bien, de son état et du nombre d’annexes. Plutôt que de fixer une heure de fin, demandez à l’agence de bloquer une plage confortable. Un examen écourté est rarement à l’avantage de l’acheteur.

Si vous souhaitez assister à la visite, choisissez un créneau compatible avec votre emploi du temps. Votre présence n’est pas indispensable, mais elle permet de poser vos questions sur place.

Accès

La liste des accès à vérifier avant la visite

Assurez-vous que toutes les zones du bien pourront être ouvertes et atteintes sans danger, y compris celles que l’on ne montre pas lors d’une visite classique.

Lors des visites commerciales, on montre surtout les pièces de vie. L’expert, lui, a besoin des zones techniques, souvent les plus révélatrices. Demandez à l’agence de vérifier chacun de ces accès avec le vendeur.

  • Trappe de combles ouvrable, avec un escabeau ou une échelle sur place.
  • Sous-sol, cave et vide sanitaire déverrouillés et suffisamment dégagés.
  • Garage, atelier, abri, grange ou toute dépendance incluse dans la vente.
  • Chaufferie, local technique, tableau électrique, compteurs et ballon d’eau chaude visibles.
  • Regards d’assainissement et abords de la maison accessibles.
  • Balcons, terrasses, et pour un appartement la cave ou le box éventuels.
  • Clés de toutes les portes intérieures, y compris placards techniques.

Ces points paraissent évidents, mais ce sont eux qui génèrent le plus souvent des réserves. Une zone non accessible le jour de la visite sera mentionnée dans le rapport, avec les conséquences que nous détaillons dans l’article sur les limites du bilan avant achat.

Échelle dépliée sous une trappe de combles ouverte dans un couloir
Documents

Les documents à demander au vendeur

Les diagnostics, les factures de travaux et l’historique des sinistres aident l’expert à replacer ses constats dans la vie du bien et à affiner ses préconisations.

Le dossier de diagnostic technique doit être annexé à la promesse ou à l’acte de vente (article L271-4 du Code de la construction et de l’habitation). S’il est déjà disponible, transmettez-le à l’expert : il évite de chercher ce qui est déjà documenté et permet de croiser les informations, par exemple entre le DPE et l’état réel des menuiseries ou de l’isolation.

Les factures de travaux sont précieuses : réfection de toiture, traitement de charpente, reprise de fissures, drainage, changement de chaudière. Elles datent les interventions et, pour les travaux relevant de la garantie décennale, permettent d’identifier l’entreprise et son assureur.

Demandez aussi si le bien a fait l’objet d’une déclaration de sinistre, notamment après un épisode reconnu en catastrophe naturelle. Les arrêtés de la commune peuvent être consultés sur Géorisques.

Pour un appartement

Le règlement de copropriété, les derniers procès-verbaux d’assemblée générale et, le cas échéant, le projet de plan pluriannuel de travaux renseignent sur les travaux votés ou envisagés dans l’immeuble.

Dossier de factures et de diagnostics posé sur une table
État du bien

Demander au vendeur de préparer le bien

Un bien dont les accès sont dégagés et les réseaux en service se prête à un examen bien plus complet qu’un bien encombré, coupé de l’eau ou de l’électricité.

Pour un bien inoccupé, vérifiez que l’électricité et l’eau ne sont pas coupées : sans éclairage, les combles et le sous-sol sont difficiles à examiner, et sans eau on ne peut pas observer l’écoulement des évacuations. Si possible, demandez que le chauffage fonctionne quelques heures avant en saison froide, ce qui rend certains outils, comme la caméra thermique, plus pertinents.

Pour un bien occupé, il suffit souvent de dégager les zones devant les trappes, les regards et les murs du sous-sol. Inutile de vider les pièces : l’expert travaille avec l’ameublement en place, mais il est utile qu’un passage reste libre le long des murs extérieurs.

Pensez aussi aux animaux domestiques, qu’il vaut mieux tenir à l’écart pendant la visite, et aux éventuels locataires, qu’il faut prévenir dans les délais d’usage.

Jour J

Le jour de la visite : le rôle de chacun

L’agent ou le vendeur ouvre les lieux et répond aux questions sur l’histoire du bien ; l’expert travaille librement ; l’acheteur observe et questionne s’il est présent.

La présence du vendeur peut être utile : il connaît l’histoire de la maison, les travaux réalisés, les petits problèmes récurrents. L’expert peut lui poser des questions factuelles. Mais il faut laisser l’examen se dérouler sans pression ni commentaire orienté sur la gravité de tel ou tel défaut.

L’agent immobilier a un rôle de facilitateur : il ouvre, accompagne, retrouve une clé. Il est rémunéré à la signature, ce qui est normal, mais cela signifie qu’il n’est pas la bonne personne pour interpréter un constat technique. Les conclusions appartiennent à l’expert, et le rapport vous est destiné.

Si vous êtes présent, suivez l’expert, observez, notez vos questions. Nous avons rassemblé les plus utiles dans l’article les questions à poser à l’expert sur place.

Le jour de la visite : le rôle de chacun
Votre part

Vos propres préparatifs d’acheteur

Avant la visite, notez vos inquiétudes, vos projets de travaux et les informations recueillies sur la commune, pour les transmettre à l’expert.

Signalez ce qui vous a frappé lors de vos visites : une odeur dans la cave, une fissure au-dessus d’une porte, un plafond taché. Indiquez aussi vos projets : aménager les combles, ouvrir une cloison, créer une extension. L’expert pourra regarder ces points avec une attention particulière, sans négliger le reste.

Consultez les risques recensés à l’adresse sur Géorisques (argiles, inondation, radon) et les arrêtés de catastrophe naturelle de la commune. En Centre-Val de Loire, de nombreuses communes ont connu plusieurs reconnaissances au titre de la sécheresse : Bourges, Blois ou Orléans en comptent par exemple pour 2018 et 2019, selon la base GASPAR consultée le 17 octobre 2026. Notre page bilan avant achat en Centre-Val de Loire présente l’intervention dans la région.

Enfin, vérifiez les conditions de l’intervention et son prix sur la page nos tarifs, et gardez à portée de main le numéro 0 805 69 09 69 en cas de changement de dernière minute.

Imprévus

Gérer les réticences et les contretemps

Si le vendeur hésite ou si un accès fait défaut, cherchez une solution avant la visite ; à défaut, sachez que l’expert signalera la limite et que vous pourrez en tenir compte.

Un vendeur réticent l’est souvent par crainte que l’expertise serve à « casser le prix ». Rappelez que le rapport vous est destiné, qu’il décrit objectivement l’état du bien et qu’il peut aussi confirmer qu’un bien est sain. Si le refus persiste avant l’offre, vous pouvez prévoir l’expertise pendant le délai de rétractation.

Un contretemps de dernière minute (clé égarée, locataire absent) se traite au cas par cas. Mieux vaut décaler la visite de quelques heures que d’obtenir un rapport amputé d’une zone essentielle, à condition de rester dans votre calendrier.

Pour toute question sur l’organisation, notre équipe est joignable via la page contact. Le déroulement d’un bilan avant achat décrit par ailleurs chaque étape de la mission.

Gérer les réticences et les contretemps
Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Le vendeur est-il obligé d’accepter la visite d’un expert ?

Aucune règle ne l’y oblige avant la vente, mais un refus est rare quand la démarche est bien présentée. Après la signature du compromis, l’organisation de la visite se fait en accord avec lui. Un refus persistant mérite réflexion : il peut simplement traduire une crainte, mais aussi une réticence à montrer certaines zones.

Qui paie le bilan avant achat, l’acheteur ou le vendeur ?

Le bilan avant achat est commandé et payé par l’acheteur, à qui le rapport est destiné. C’est ce qui garantit que l’expert travaille dans votre intérêt. Le tarif dépend de la surface du bien et le paiement peut être réglé en plusieurs fois sans frais.

Faut-il que le vendeur soit présent pendant la visite ?

Ce n’est pas nécessaire, mais c’est souvent utile. Le vendeur peut répondre aux questions sur l’historique des travaux ou des sinistres. Si c’est l’agent qui ouvre les lieux, préparez avec lui ces questions à l’avance pour obtenir les réponses du vendeur avant ou après la visite.

Que faire si le bien est loué au moment de l’expertise ?

Il faut prévenir le locataire par l’intermédiaire du propriétaire ou de l’agence, dans les délais d’usage, et convenir d’un créneau. Le locataire n’a pas à vider les pièces, mais il est utile de lui demander de dégager les accès techniques et de laisser l’expert circuler librement.

Quels documents sont les plus utiles à l’expert ?

Le dossier de diagnostic technique, les factures de travaux importants (toiture, charpente, structure, drainage), les éventuelles déclarations de sinistre et, pour un appartement, les procès-verbaux d’assemblée générale. Ces pièces permettent de dater les interventions et de distinguer un désordre ancien et traité d’un désordre actif.

Faut-il couper ou laisser le chauffage pendant la visite ?

Il vaut mieux le laisser fonctionner en saison froide. Un logement chauffé révèle plus facilement les problèmes de condensation et rend la caméra thermique plus parlante. L’expert peut aussi observer le fonctionnement apparent du système de chauffage, ce qui est impossible si l’installation est coupée.

L’agent immobilier peut-il assister à l’expertise ?

Oui, c’est même fréquent puisque c’est souvent lui qui ouvre le bien. Il facilite les accès et peut relayer des questions au vendeur. Les constats techniques restent toutefois du ressort de l’expert, et le rapport est adressé à l’acheteur qui l’a commandé.

Puis-je venir avec un proche ou un artisan ?

Oui, si le vendeur ou l’agence en sont informés. Un proche peut vous aider à retenir les explications ; un artisan peut prendre des mesures en vue d’un devis. Veillez simplement à ce que la visite reste centrée sur l’examen de l’expert, qui doit pouvoir travailler sans être dispersé.

Comment présenter l’expertise sans braquer le vendeur ?

Expliquez qu’il s’agit d’une démarche d’acheteur sérieux, qui veut s’engager en connaissance de cause. Soulignez que l’expert est indépendant et ne vend ni travaux ni produits. Un vendeur qui sait que l’acheteur a vérifié l’état du bien peut aussi y voir une sécurité pour la suite de la vente.

Que se passe-t-il si une zone reste fermée le jour de la visite ?

L’expert examine tout ce qui est accessible et mentionne dans son rapport la zone non visitée, avec une réserve. Selon l’importance de cette zone, vous pourrez demander au vendeur de la rendre accessible ou d’apporter des informations complémentaires avant de vous engager définitivement.

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Préparons ensemble votre bilan avant achat

Un conseiller vous indique quoi demander au vendeur et cale la visite selon votre échéance. Appel gratuit au 0 805 69 09 69, du lundi au vendredi de 9h à 19h.


"Pièce
Le bilan avant achat

Ce que le bilan avant achat ne peut pas voir : limites et réserves de l’expert

Blog · Transparence

Ce que le bilan avant achat ne peut pas voir : limites et réserves de l’expert

Un bilan avant achat éclaire fortement une décision, mais il ne rend pas les murs transparents. Connaître ses limites et savoir lire les réserves de l’expert, c’est utiliser le rapport pour ce qu’il est vraiment, et savoir quoi faire des zones d’ombre.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Pièce meublée avec une armoire plaquée contre un mur et un tapis au sol

L’essentiel

Le bilan avant achat est un examen visuel et non destructif d’un bien qui appartient encore au vendeur. Ce qui est caché par la construction, par l’ameublement, par une zone inaccessible ou par la saison peut échapper à l’expert. Il le signale par des réserves, qui indiquent où une vérification complémentaire peut être utile.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le cadre

Un examen visuel, non destructif, sur le bien d’autrui

L’expert intervient sur un bien qui ne vous appartient pas encore : il ne démonte rien, ne perce rien et ne déplace pas lourdement le mobilier, ce qui borne naturellement ce qu’il peut constater.

Le bilan avant achat s’inscrit dans une visite autorisée par le vendeur. L’expert n’a ni le droit ni la mission de déposer un doublage, de soulever un carrelage ou d’ouvrir un mur pour vérifier ce qu’il y a derrière. Son travail repose sur l’observation de ce qui est visible et accessible, complétée par des mesures non destructives.

Cette limite n’est pas propre à un cabinet : elle découle de la nature même de l’expertise avant achat. Un examen destructif supposerait l’accord du vendeur, la remise en état des lieux et une organisation tout autre. C’est pourquoi un rapport sérieux décrit précisément ce qui a été examiné, et ce qui ne l’a pas été.

Comprendre ce cadre évite deux attentes irréalistes : croire que l’expert a « tout vu » et que le bien est garanti sans défaut, ou au contraire penser qu’une expertise ne sert à rien puisqu’elle ne voit pas tout. Entre les deux, le rapport réduit fortement l’incertitude, sans la supprimer.

Construction

Ce que la construction elle-même dissimule

Doublages, faux plafonds, revêtements de sol, réseaux encastrés et fondations ne se voient pas directement ; l’expert les apprécie à travers des indices indirects.

Un mur doublé en plaques de plâtre peut masquer un mur ancien humide ou fissuré. Un faux plafond peut cacher une ancienne fuite ou un plancher abîmé. Un carrelage récent peut recouvrir un plancher bois dégradé. Les canalisations encastrées, les gaines électriques et les fondations restent invisibles.

L’expert n’est pas démuni pour autant. Il recherche les indices qui trahissent un problème caché : une plinthe gonflée, une odeur, un son creux, une fissure qui se prolonge d’une paroi à l’autre, une déformation de surface en lumière rasante, une mesure d’humidité anormale en pied de doublage.

Lorsque ces indices existent sans permettre de conclure, l’expert l’écrit : il formule une réserve ou préconise une investigation. C’est une information à part entière pour votre décision.

Mur doublé en plaques de plâtre avec une prise électrique
Occupation

Ce que l’ameublement et la décoration masquent

Un bien meublé et occupé cache une partie de ses murs et de ses sols ; une peinture ou une décoration récentes peuvent aussi atténuer des traces anciennes.

Une armoire contre un mur, une bibliothèque, un canapé d’angle, un tapis épais ou un encombrement important dans un garage réduisent la surface réellement observable. L’expert regarde autour, derrière quand c’est possible sans risque, mais il ne vide pas une pièce.

Une peinture fraîche n’est pas suspecte en soi : beaucoup de vendeurs rafraîchissent un bien avant de le mettre en vente. Mais elle peut aussi recouvrir une auréole ou une fissure. L’expert y prête attention, notamment dans les zones à risque (pieds de murs, angles de plafond, contours de fenêtres), et peut utiliser un humidimètre pour vérifier.

Un bien vide se prête mieux à l’examen. Si le vendeur doit déménager avant la vente, une visite après son départ peut être plus instructive, à condition que le calendrier le permette.

Accès

Les zones inaccessibles ou dangereuses

Combles sans plancher, trappe condamnée, vide sanitaire trop bas, toiture en pente forte : l’expert ne se met pas en danger et signale ce qu’il n’a pas pu atteindre.

La sécurité de l’intervenant fait partie de la méthode. Un expert ne marche pas sur une couverture, ne s’engage pas sur des solives sans plancher au risque de passer à travers un plafond, ne rampe pas dans un vide sanitaire de quelques dizaines de centimètres encombré de gravats. Ce qui ne peut pas être atteint sans danger est observé à distance, ou pas du tout.

Les accès condamnés posent un autre problème : une trappe peinte et vissée, une porte de cave fermée dont personne n’a la clé, un local technique encombré. L’expert ne force rien. Il note l’impossibilité et précise ce que cela implique pour son analyse.

  • Combles perdus sans plancher ni passerelle.
  • Toitures observées uniquement depuis le sol.
  • Vides sanitaires non praticables.
  • Caves, celliers ou dépendances fermés à clé.
  • Abords envahis par la végétation ou inaccessibles (fond de terrain, mitoyenneté).

La plupart de ces réserves peuvent être réduites par une bonne préparation de la visite avec le vendeur, comme nous l’expliquons dans l’article préparer la visite de l’expert.

Les zones inaccessibles ou dangereuses
Temps

La saison, la météo et les désordres intermittents

Une visite photographie le bien un jour donné : certains désordres n’apparaissent qu’en période de pluie, de froid ou de sécheresse, et l’évolution d’une fissure ne se lit pas en une seule fois.

Une infiltration par la toiture peut ne laisser aucune trace active après plusieurs semaines sèches. Une condensation importante peut être invisible au printemps dans un logement inoccupé et non chauffé. À l’inverse, une fissure liée au retrait des argiles peut s’ouvrir pendant un été sec et se refermer partiellement en hiver.

L’été 2026 l’a rappelé : Météo-France l’a classé comme l’été le plus chaud depuis 1900, avec un déficit de pluie d’environ 40 % et une sécheresse des sols sans précédent en moyenne. Les mouvements de sols argileux peuvent donc se manifester différemment selon le moment de la visite.

L’expert tient compte de ces facteurs : il note les conditions climatiques, recherche les traces anciennes d’un phénomène intermittent (auréoles sèches, dépôts, réparations locales) et, si nécessaire, préconise une surveillance dans le temps plutôt qu’un verdict hâtif.

Trappe de vide sanitaire étroite au ras du sol d’une maison
Périmètre

Ce qui sort du périmètre du bilan avant achat

Le bilan avant achat porte sur l’état du bâti et ses pathologies ; il ne remplace ni les diagnostics réglementaires, ni une analyse juridique ou d’urbanisme, ni des essais de fonctionnement poussés.

Les diagnostics obligatoires (DPE, amiante, plomb, termites selon les zones, électricité, gaz, assainissement non collectif notamment) composent le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l’acte, en application de l’article L271-4 du Code de la construction et de l’habitation. Ils suivent leurs propres protocoles et sont réalisés par des professionnels habilités.

La conformité administrative d’une extension, d’une piscine ou d’une transformation de garage relève de l’urbanisme : c’est auprès de la mairie et du notaire que l’on vérifie les autorisations. De même, l’analyse du règlement de copropriété ou des clauses du compromis relève du notaire.

Enfin, l’expert observe les équipements visibles et leur état apparent, mais il ne réalise pas d’essais de fonctionnement approfondis d’une chaudière ou d’une installation comme le ferait un technicien de maintenance. Le détail des vérifications précise le périmètre exact.

Réserves

Comment une réserve est formulée, et ce qu’elle veut dire

Une réserve indique qu’un point n’a pas pu être vérifié ou qu’il ne peut pas être tranché par un examen visuel ; elle ne signifie ni qu’il y a un problème, ni qu’il n’y en a pas.

On distingue généralement deux types de réserves. Les réserves d’accès signalent une zone non examinée : « combles non visités, trappe inaccessible ». Les réserves d’analyse signalent un point observé mais qui ne peut pas être conclu sans investigation : « fissure dont l’évolution ne peut être appréciée sur une visite unique ».

Une réserve n’est pas une façon pour l’expert de se protéger au détriment de l’acheteur. C’est au contraire une information honnête : l’expert vous dit précisément où s’arrête ce qu’il peut affirmer. Un rapport sans aucune réserve sur un bien ancien et meublé devrait plutôt interroger.

Pour chaque réserve, posez-vous une question simple : si ce point cachait un problème, quelles en seraient les conséquences pour mon projet ? Une réserve sur un petit placard n’a pas le même poids qu’une réserve sur toute la charpente.

Comment une réserve est formulée, et ce qu’elle veut dire
Action

Que faire d’une réserve importante

Face à une réserve qui porte sur un point important, vous pouvez demander un accès complémentaire, obtenir des documents du vendeur, faire réaliser une investigation ou intégrer le risque dans votre négociation.

  • Demander au vendeur de rendre la zone accessible, puis la faire examiner avant de vous engager définitivement.
  • Réclamer des documents : factures de travaux, déclarations de sinistre, rapports antérieurs, photos d’un chantier passé.
  • Faire intervenir un spécialiste pour une investigation ciblée (étude de sol, recherche de fuite, inspection d’un conduit).
  • Intégrer l’incertitude dans votre proposition de prix ou dans vos échanges avec le notaire.

Si un défaut caché se révèle après l’achat, la garantie des vices cachés prévue par le Code civil (articles 1641 et suivants) peut s’appliquer, sous ses conditions : le vice doit être antérieur à la vente, non apparent pour l’acheteur et suffisamment grave. L’action doit être engagée dans les deux ans à compter de la découverte (article 1648). Les vices apparents en sont exclus (article 1642), ce qui renforce l’intérêt d’un examen attentif avant l’achat.

Pour une vision complète de la démarche, consultez notre guide de l’expertise avant achat ou appelez-nous au 0 805 69 09 69 via la page contact.

Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Si l’expert n’a rien signalé, le bien est-il garanti sans défaut ?

Non. Le rapport décrit ce que l’expert a pu observer et mesurer le jour de la visite, dans les conditions d’accès qui lui étaient offertes. Il réduit fortement le risque de mauvaise surprise, mais ne constitue pas une garantie de bon état. Les réserves indiquent précisément les zones où l’incertitude demeure.

Pourquoi l’expert ne déplace-t-il pas les meubles ?

Parce que le bien et son mobilier appartiennent au vendeur, et qu’un déplacement important présente des risques de dégâts et de blessure. L’expert regarde autour et derrière quand c’est possible sans danger. Si une zone vous semble importante, demandez au vendeur de la dégager avant la visite.

Une réserve sur les combles doit-elle m’inquiéter ?

Elle doit vous interroger, car les combles renseignent sur la charpente, l’isolation et les infiltrations. Ce n’est pas un signe de problème, mais une zone non vérifiée. Demandez au vendeur s’il est possible d’y accéder, s’il dispose de factures de travaux de toiture, et tenez compte de cette incertitude dans votre décision.

Le bilan avant achat détecte-t-il l’amiante ou le plomb ?

Non. La recherche d’amiante et le constat de risque d’exposition au plomb sont des diagnostics réglementaires, réalisés selon des protocoles précis par des diagnostiqueurs certifiés. Ils figurent dans le dossier de diagnostic technique fourni par le vendeur. L’expert peut signaler un matériau suspect, mais ne pose pas ce diagnostic.

Peut-on demander à l’expert de faire des sondages destructifs ?

Un sondage destructif suppose l’accord écrit du vendeur et la remise en état des lieux. Ce n’est pas le cadre d’un bilan avant achat classique. Si un doute sérieux justifie une ouverture, parlez-en avec le vendeur et votre notaire, et faites intervenir le professionnel adapté dans un cadre convenu.

Que se passe-t-il si un défaut caché apparaît après l’achat ?

Si le défaut existait avant la vente, n’était pas apparent et rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage, la garantie des vices cachés du Code civil peut s’appliquer. L’action doit être engagée dans les deux ans à compter de la découverte. Un avocat ou votre notaire vous orientera sur la démarche.

La météo du jour peut-elle fausser le bilan ?

Elle peut masquer certains désordres ou en accentuer d’autres. Après une longue période sèche, une infiltration peut ne pas être active ; après de fortes pluies, des traces apparaissent plus nettement. L’expert note les conditions de la visite et recherche les traces anciennes pour compenser cet effet.

Pourquoi le rapport ne se prononce-t-il pas sur la conformité d’une extension ?

Parce que la conformité administrative relève de l’urbanisme : permis, déclaration préalable, achèvement des travaux. Ces vérifications se font auprès de la mairie et du notaire. L’expert, lui, examine l’état technique de l’extension, sa liaison avec la maison et ses éventuels désordres.

Faut-il refuser d’acheter si le rapport contient beaucoup de réserves ?

Pas forcément. Il faut regarder sur quoi elles portent. De nombreuses réserves mineures sur un bien meublé sont normales. Une réserve unique sur un élément essentiel, comme la charpente ou les fondations, peut en revanche justifier une investigation avant de vous engager définitivement.

Un second avis peut-il lever une réserve ?

Un nouvel examen n’apporte rien si les conditions d’accès sont les mêmes. Pour lever une réserve, il faut changer ces conditions : rendre la zone accessible, obtenir des documents ou faire réaliser une investigation spécialisée. C’est ce complément d’information, plus que le nombre d’avis, qui réduit l’incertitude.

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Un rapport qui dit aussi ce qu’il n’a pas vu

Nos experts indépendants décrivent clairement leurs constats et leurs réserves, dans un rapport certifié remis sous 96h. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


"Expert
Le bilan avant achat

Humidimètre, caméra thermique, niveau laser : les outils de l’expert pendant un bilan

Blog · Instruments

Humidimètre, caméra thermique, niveau laser : les outils de l’expert pendant un bilan

Pendant un bilan avant achat, l’expert ne se contente pas de regarder : il mesure, compare et documente. Voici les instruments couramment utilisés en expertise bâtiment, ce qu’ils révèlent vraiment et les limites qu’il faut connaître pour bien lire leurs résultats.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Expert en bâtiment mesurant l’humidité d’un mur avec un humidimètre

L’essentiel

L’expert en bâtiment utilise généralement des instruments non destructifs : humidimètre pour objectiver l’humidité des matériaux, caméra thermique pour repérer des écarts de température, niveau pour mesurer les déformations, outils de mesure des fissures. Aucun ne remplace l’analyse : une mesure n’a de sens que replacée dans son contexte.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

D’abord l’œil et la méthode, ensuite les instruments

Les instruments servent à confirmer, mesurer ou documenter ce que l’expert a repéré visuellement ; ils ne remplacent jamais l’observation méthodique du bâti.

Un appareil de mesure ne sait pas où regarder. C’est l’expert qui repère une trace suspecte, une déformation, une odeur, une fissure, puis qui décide de mesurer pour objectiver son impression. Sans cette première lecture, les instruments produisent des chiffres sans signification.

Un expert utilise généralement une panoplie limitée et éprouvée plutôt qu’une collection d’appareils sophistiqués. L’important n’est pas le nombre d’outils, mais la capacité à interpréter ce qu’ils indiquent et à en reconnaître les limites. Une mesure isolée, sans comparaison avec une zone saine ni prise en compte des conditions du jour, peut induire en erreur.

C’est aussi pour cela que les constats d’un rapport sont formulés avec prudence. L’expert indique ce qu’il a mesuré, dans quelles conditions, et ce qu’il en conclut, en distinguant le fait de l’interprétation.

Humidité

L’humidimètre : objectiver une suspicion d’humidité

L’humidimètre donne une indication de l’humidité en surface d’un matériau ; il permet de comparer des zones entre elles et de cartographier une humidité, mais pas d’en identifier seul la cause.

Il existe deux grandes familles d’appareils. Les humidimètres à pointes mesurent la conductivité électrique entre deux électrodes enfoncées légèrement dans le matériau, notamment le bois. Les humidimètres capacitifs, sans pointes, se posent contre la paroi et estiment l’humidité sur une faible profondeur sans abîmer la surface.

En pratique, l’expert procède par comparaison : il mesure en partie basse et en partie haute d’un mur, dans une zone suspecte et dans une zone saine, sur plusieurs murs d’une même pièce. C’est le profil des mesures qui renseigne : une humidité décroissante avec la hauteur oriente vers des remontées capillaires, une humidité localisée autour d’une fenêtre vers une infiltration ou un pont thermique.

Pour les pathologies d’humidité complexes, le site spécialisé du réseau, expertisehumidite.fr, présente l’expertise dédiée.

Les limites à connaître

Les sels présents dans les murs anciens, les éléments métalliques ou certains revêtements faussent les valeurs. Un mur peut aussi être sec le jour de la visite après une longue période sans pluie. Les valeurs sont donc des indices, interprétés par l’expert.

Expert utilisant une caméra thermique face à un mur extérieur
Thermique

La caméra thermique : voir les écarts de température

La caméra thermique affiche les températures de surface ; elle aide à repérer des défauts d’isolation, des ponts thermiques, certaines fuites ou des zones humides, à condition que les conditions s’y prêtent.

Une caméra thermique ne voit pas à travers les murs. Elle mesure le rayonnement infrarouge émis par les surfaces et le traduit en image colorée. Une zone plus froide sur un mur intérieur en hiver peut signaler une isolation absente ou tassée, un pont thermique, ou une zone humide qui se refroidit par évaporation.

Son efficacité dépend fortement de l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur. Par une journée douce, sans chauffage, l’image est peu contrastée et apporte moins d’informations. Le soleil sur une façade, un radiateur, un meuble plaqué contre un mur ou une surface brillante peuvent également créer des artefacts.

Un expert l’emploie donc comme un outil d’orientation : elle indique où regarder de plus près, puis l’humidimètre ou l’observation directe viennent confirmer ou infirmer l’hypothèse. Une image thermique seule ne suffit pas à conclure.

Géométrie

Le niveau laser et le niveau à bulle : mesurer les déformations

Les niveaux permettent de vérifier l’horizontalité des planchers, l’aplomb des murs et la régularité des linteaux, et donc de quantifier un mouvement que l’œil devine.

Un plancher qui « penche » ou une porte qui frotte sont des indices courants de mouvement du bâti. Le niveau laser projette une ligne de référence parfaitement horizontale ou verticale sur toute la longueur d’une pièce : en mesurant l’écart entre cette ligne et le sol ou le plafond, l’expert évalue l’importance d’une déformation.

Le niveau à bulle, plus simple, reste très utile pour un contrôle rapide d’une allège, d’un appui de fenêtre ou d’un seuil. Associé à une règle, il permet aussi de mesurer la flèche d’un plancher ou d’une poutre.

Une déformation n’est pas forcément un problème. Les maisons anciennes présentent souvent des planchers irréguliers, stabilisés depuis longtemps. Ce qui compte, c’est la cohérence entre la déformation mesurée, l’âge du bâti, les autres indices (fissures, menuiseries) et la présence éventuelle de signes récents.

Le niveau laser et le niveau à bulle : mesurer les déformations
Fissures

Mesurer une fissure : jauges, fissuromètres et réglets

La largeur, l’orientation et la longueur d’une fissure sont des données essentielles ; l’expert les relève avec des outils simples pour qualifier le désordre.

Un fissuromètre est une petite carte graduée qui permet de comparer visuellement la largeur d’une fissure avec des traits de référence. Le réglet ou le mètre servent à relever la longueur et la position. L’orientation (horizontale, verticale, oblique, en escalier) et la localisation (angle de baie, jonction entre deux parties de bâtiment) orientent vers une cause.

Lors d’un bilan avant achat, l’expert observe la fissure à un instant donné. Il ne peut pas savoir, sur une seule visite, si elle évolue. C’est pourquoi il peut préconiser une surveillance dans le temps, par exemple avec des témoins ou des jauges posées par la suite, ou une investigation complémentaire.

Pour les fissures dont la cause paraît liée au sol, notamment en zone argileuse, le site expertise-fissures-maison.fr détaille l’expertise spécifique.

Niveau laser projetant une ligne rouge sur un mur intérieur
Accès

Lampe, miroir, endoscope : voir là où l’on passe rarement

Une lampe puissante et quelques accessoires d’inspection permettent d’examiner combles, vides sanitaires, gaines et recoins sans démonter quoi que ce soit.

La lampe est probablement l’outil le plus utilisé lors d’une expertise. Elle révèle, en lumière rasante, les irrégularités d’un mur, les traces d’insectes sur une charpente, les auréoles sur un plafond ou la sciure au pied d’une poutre.

Un miroir télescopique permet de voir derrière un ballon d’eau chaude, au-dessus d’un faux plafond accessible ou sous un évier. Certains experts utilisent un endoscope, une petite caméra au bout d’un câble souple, pour regarder dans une cavité par une ouverture existante, sans percer.

Ces outils ont une limite claire : ils ne donnent accès qu’aux zones déjà ouvertes ou accessibles. L’expert ne démonte pas un doublage ni ne soulève un parquet chez un vendeur. Ce qui reste caché fait l’objet de réserves, comme l’explique notre article sur les limites du bilan avant achat.

Documentation

L’appareil photo et la prise de notes : la mémoire de la visite

Les photos et les notes prises sur place sont les instruments qui permettent ensuite de rédiger un rapport précis, localisé et vérifiable.

Chaque constat important est photographié, souvent sous deux angles : une vue d’ensemble pour situer le désordre dans la pièce, un gros plan pour en montrer la nature. Un objet de référence peut être placé pour donner l’échelle. Ces images sont le lien entre ce que l’expert a vu et ce que vous lirez.

Les notes, sur papier ou sur tablette, consignent les mesures, les conditions de la visite (météo, occupation, chauffage en marche ou non) et les zones non accessibles. Ce contexte est indispensable pour interpréter les mesures : une humidité relevée après plusieurs jours de pluie ne se lit pas comme une humidité relevée en période sèche.

C’est cette documentation qui rend le rapport utile au-delà de la visite : elle permet de transmettre des informations exploitables aux artisans et de garder une trace datée de l’état du bien.

L’appareil photo et la prise de notes : la mémoire de la visite
Limites

Ce que les instruments ne font pas

Les outils d’un bilan avant achat sont non destructifs et visuels ; ils ne remplacent ni les diagnostics réglementaires, ni les études spécialisées comme une étude de sol.

  • Ils ne déterminent pas la présence d’amiante, de plomb ou de termites au sens des diagnostics obligatoires, qui relèvent de diagnostiqueurs certifiés.
  • Ils ne testent pas le fonctionnement d’une installation électrique ou de gaz comme le font les diagnostics réglementaires.
  • Ils ne remplacent pas une étude géotechnique pour caractériser un sol argileux.
  • Ils ne permettent pas de voir à l’intérieur d’un mur ou sous un carrelage sans ouverture existante.
  • Ils ne prédisent pas l’évolution d’un désordre sur une seule visite.

Ces limites ne diminuent pas l’intérêt de l’expertise : elles en définissent le périmètre. Un bon rapport indique quand un point mérite une investigation complémentaire. Le détail des vérifications du bilan avant achat précise ce qui est examiné.

Lecture

Comment lire une mesure dans le rapport

Une mesure prend son sens par comparaison et par contexte : regardez la zone de référence, les conditions de la visite et la conclusion qu’en tire l’expert.

Un chiffre d’humidité ou une image thermique, isolés, ne disent rien à un non-spécialiste. Un bon rapport les accompagne d’une explication : par rapport à quoi la valeur est élevée, ce qu’elle suggère, et ce qui reste à confirmer. Si cette explication vous manque, demandez-la.

Méfiez-vous des conclusions hâtives dans un sens comme dans l’autre. Une image thermique très colorée n’est pas forcément alarmante ; une mesure d’humidité « normale » un jour sec n’écarte pas un problème saisonnier. L’expert croise toujours plusieurs indices avant de conclure.

Les experts du réseau Check my House, plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, sont formés à cette interprétation. Pour en savoir plus sur leur profil, consultez la page expert en bâtiment indépendant, ou contactez-nous via la page contact.

Comment lire une mesure dans le rapport
Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

L’expert va-t-il percer ou abîmer les murs pour faire ses mesures ?

Non. Lors d’un bilan avant achat, l’expert utilise des méthodes non destructives : le bien appartient encore au vendeur. Un humidimètre à pointes laisse au plus deux minuscules points sur un bois ou un enduit, et un appareil capacitif ne laisse aucune trace. Aucune ouverture ni aucun démontage n’est réalisé.

Une caméra thermique peut-elle détecter une fuite d’eau cachée ?

Elle peut aider à la repérer, car une zone humide ou une canalisation d’eau chaude crée souvent un écart de température visible en surface. Mais l’image doit être confirmée par d’autres indices ou mesures. Pour localiser précisément une fuite encastrée, une recherche de fuite spécialisée peut être préconisée.

Pourquoi l’expert mesure-t-il l’humidité sur un mur qui paraît sec ?

Parce que l’humidité n’est pas toujours visible. Un mur peut contenir de l’eau sans tache apparente, notamment derrière une peinture récente. Mesurer aussi les zones saines sert de référence : c’est la comparaison entre zones qui permet de détecter une anomalie et d’en comprendre l’origine.

La saison influence-t-elle la qualité des mesures ?

Oui. La caméra thermique est plus parlante quand il fait froid dehors et chaud dedans. Les mesures d’humidité varient selon les pluies récentes. L’expert note les conditions de la visite dans son rapport pour que vous sachiez dans quel contexte les valeurs ont été relevées.

Les outils remplacent-ils les diagnostics obligatoires ?

Non. Les diagnostics du dossier de diagnostic technique (DPE, amiante, plomb, termites selon les zones, électricité, gaz) suivent des protocoles réglementaires et sont réalisés par des diagnostiqueurs certifiés. Les instruments de l’expert servent à analyser l’état du bâti et ses pathologies, ce qui est une autre mission.

Un niveau laser peut-il dire si une maison s’affaisse ?

Il mesure une déformation à un instant donné, pas un mouvement en cours. Un plancher incliné peut être ancien et stabilisé. Pour savoir si un mouvement est actif, il faut croiser la mesure avec d’autres indices, comme des fissures récentes, et parfois suivre l’évolution dans le temps.

Puis-je demander à voir les mesures pendant la visite ?

Si vous êtes présent, l’expert peut vous montrer ce qu’il mesure et pourquoi. C’est même une bonne façon de comprendre la démarche. Gardez à l’esprit que l’interprétation finale figure dans le rapport, après analyse de l’ensemble des constats et des conditions de la visite.

Un expert qui utilise plus d’outils est-il meilleur ?

Pas nécessairement. La qualité d’une expertise tient d’abord à la méthode d’observation et à la capacité d’interprétation. Des outils simples, bien utilisés et bien interprétés, valent mieux qu’un matériel abondant dont les résultats ne sont pas replacés dans leur contexte.

L’expert peut-il inspecter la toiture avec un drone ?

Le recours à un drone dépend des pratiques de chaque expert et de la réglementation applicable à ce type d’appareil. Dans un bilan avant achat, la toiture est en général observée depuis le sol, depuis des points de vue accessibles et par les combles. Ce qui n’a pas pu être vu est signalé dans le rapport.

Les résultats des mesures figurent-ils dans le rapport ?

Les mesures utiles à la compréhension d’un constat y sont reprises, avec leur contexte et l’interprétation de l’expert. L’objectif n’est pas d’aligner des chiffres, mais d’expliquer ce qu’ils signifient pour le bien et pour votre décision d’achat.

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Des constats mesurés, pas seulement observés

Nos experts indépendants examinent le bien avec méthode et vous remettent un rapport certifié sous 96h. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


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Le bilan avant achat

À quel moment commander un bilan avant achat : avant l’offre, avant le compromis ou pendant la rétractation ?

Blog · Calendrier

À quel moment commander un bilan avant achat : avant l’offre, avant le compromis ou pendant la rétractation ?

Le même bilan avant achat n’a pas la même utilité selon le moment où il intervient. Avant l’offre, il sert à fixer un prix ; après le compromis, il sert à confirmer ou à renoncer. Voici comment choisir le bon créneau selon votre situation.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Calendrier et clés de maison posés sur un dossier de vente immobilière

L’essentiel

Le meilleur moment est celui où le rapport peut encore changer votre décision. Avant l’offre, vous gardez toute liberté et un levier sur le prix. Pendant les 10 jours de rétractation, l’expertise reste possible mais le calendrier est serré : il faut commander dès la notification du compromis.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

Trois moments, trois niveaux d’engagement

Plus l’expertise intervient tôt, plus elle influence la décision et le prix ; plus elle intervient tard, plus elle sert à confirmer ou à se retirer.

Un achat immobilier avance par paliers. La visite n’engage à rien. L’offre écrite, lorsqu’elle est acceptée par le vendeur, a une portée juridique réelle. Le compromis ou la promesse de vente engage les deux parties, sous réserve du délai de rétractation de l’acquéreur et des conditions suspensives prévues.

Le bilan avant achat peut s’insérer à chacun de ces paliers, mais son rôle change. Avant l’offre, il aide à décider si l’on fait une proposition et à quel niveau. Entre l’offre et le compromis, il permet d’ajuster les conditions de la vente. Pendant la rétractation, il sert de dernier filet de sécurité.

Aucun moment n’est mauvais en soi : le pire scénario reste de ne pas faire d’expertise du tout sur un bien qui le justifie. Mais connaître les avantages et les contraintes de chaque créneau évite les mauvaises surprises de calendrier.

Option 1

Avant l’offre : le maximum de liberté

Commander le bilan avant de faire une offre vous laisse libre de renoncer sans formalité et vous permet de fixer votre prix en connaissance de l’état réel du bien.

C’est le scénario le plus confortable sur le plan de la décision. Vous n’êtes engagé à rien, le vendeur n’a encore rien accepté, et le rapport vous donne une base pour construire votre proposition. Si les constats sont lourds, vous pouvez simplement ne pas faire d’offre.

Cette option a deux contraintes. Il faut d’abord l’accord du vendeur pour une nouvelle visite, ce qu’il accepte généralement quand il sent un acheteur sérieux. Ensuite, le coût de l’expertise est engagé avant d’être sûr que le projet aboutira : si un autre acheteur emporte le bien, la dépense ne débouche sur rien.

Pour un acheteur qui hésite entre deux biens, l’expertise avant l’offre est aussi un outil de comparaison : elle permet de choisir sur des critères techniques et non sur la seule impression de visite.

Couple visitant une maison ancienne avec un expert en bâtiment
Option 2

Entre l’offre acceptée et le compromis

Ce créneau intermédiaire permet d’ajuster le prix ou les conditions avant la rédaction du compromis, tout en sachant que le vendeur est déjà d’accord sur le principe.

L’offre est acceptée, le notaire ou l’agence prépare l’avant-contrat : c’est souvent une fenêtre de quelques jours à quelques semaines. Le bilan avant achat réalisé à ce moment arrive avant la signature la plus engageante, ce qui laisse de la marge pour discuter.

Si le rapport révèle un désordre important, vous pouvez en parler avant la rédaction du compromis : demande de travaux par le vendeur, révision du prix, ou ajout d’éléments au contrat avec l’aide de votre notaire. Une offre acceptée a une portée juridique : renseignez-vous auprès de lui sur les conséquences d’un retrait à ce stade.

En pratique, beaucoup d’acheteurs préfèrent mentionner dans leur offre leur intention de faire réaliser une expertise, pour que le vendeur et l’agent intègrent cette étape au calendrier.

Option 3

Pendant le délai de rétractation : possible, mais à anticiper

L’acquéreur non professionnel d’un logement dispose de 10 jours pour se rétracter (article L271-1 du Code de la construction et de l’habitation) : l’expertise doit tenir dans cette fenêtre.

Le délai court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre qui notifie l’acte à l’acquéreur, ou de sa remise. Dix jours, c’est court : il faut trouver une date de visite compatible avec le vendeur, réaliser l’expertise, recevoir et lire le rapport, puis décider.

Avec un rapport remis sous 96h, le calendrier reste tenable à condition de réserver dès la notification. Attendre quelques jours « pour réfléchir » avant d’appeler réduit fortement la marge. Le bon réflexe : prendre contact le jour même, et prévenir l’agence qu’une visite d’expert aura lieu dans les jours qui suivent.

L’avantage de ce créneau est sa sécurité juridique : si le rapport révèle un problème que vous ne voulez pas assumer, la rétractation dans le délai légal n’a pas à être motivée. Les modalités d’exercice de ce droit (forme, envoi) sont à vérifier avec votre notaire.

Un calendrier type à garder en tête

Jour 1 : appel et réservation. Jours suivants : visite dès que l’accès est possible. Puis remise du rapport sous 96h. Il reste alors quelques jours pour lire, poser vos questions et décider avant l’échéance.

Pendant le délai de rétractation : possible, mais à anticiper
Marché tendu

Quand le marché va vite : ne pas sacrifier l’expertise

Dans un marché où les biens partent en quelques jours, l’expertise pendant la rétractation devient souvent la seule option réaliste, et elle reste pleinement utile.

Sur certains secteurs, un vendeur peut recevoir plusieurs offres dès les premières visites. Demander une expertise avant l’offre risque alors de faire perdre le bien. Dans cette situation, beaucoup d’acheteurs font une offre rapide et sécurisent leur décision grâce au délai de rétractation.

Ce n’est pas une prise de risque, à condition d’être organisé : avoir repéré un cabinet d’expertise à l’avance, connaître les tarifs, savoir qui ouvrira le bien. Notre page tarifs permet d’anticiper le budget, et l’article le déroulement d’un bilan avant achat détaille l’enchaînement des étapes.

À l’inverse, dans un marché plus calme, notamment pour des maisons anciennes en zone rurale, le vendeur accepte plus volontiers une expertise avant l’offre. C’est souvent le cas pour des longères ou des maisons de bourg du Centre-Val de Loire, où l’état du bâti pèse fortement dans le prix.

Cas particulier

Ventes aux enchères judiciaires : l’expertise avant l’adjudication

Pour un bien vendu aux enchères judiciaires, l’expertise doit intervenir avant l’adjudication, car la garantie des vices cachés n’a pas lieu dans les ventes faites par autorité de justice (article 1649 du Code civil).

Dans une vente classique, l’acheteur conserve un recours si un vice caché se révèle après l’achat. Dans une vente par autorité de justice, ce recours au titre des vices cachés n’existe pas. L’état du bien doit donc être évalué avant d’enchérir : renseignez-vous auprès de votre avocat ou de votre notaire sur les règles propres à ce type de vente.

Les possibilités de visite sont généralement limitées à quelques créneaux organisés. Si vous envisagez ce type d’acquisition, prévoyez l’expertise sur l’une de ces visites et tenez compte des réserves éventuelles liées au temps disponible ou aux zones accessibles.

Expert en bâtiment examinant une longère du Centre-Val de Loire
Profils

Choisir le bon moment selon votre situation

Le bon créneau dépend de votre marge de négociation, de la tension du marché local et de votre disponibilité pour organiser la visite.

Quel que soit votre profil, l’important est de fixer la date de l’expertise en fonction de l’échéance qui compte vraiment pour vous : celle au-delà de laquelle vous ne pourrez plus revenir en arrière sans conséquence.

Primo-accédant au budget serré

Privilégiez une expertise avant l’offre ou avant le compromis si le vendeur l’accepte : connaître l’ampleur des travaux avant de signer évite de découvrir après coup un poste qui ferait dépasser votre financement.

Acheteur d’une maison ancienne

Plus le bâti est ancien et peu documenté, plus il est utile d’intervenir tôt. Les pathologies des maisons anciennes (humidité, charpente, fissures) pèsent fortement sur le prix et justifient une discussion avant l’engagement.

Investisseur locatif

L’expertise permet de vérifier que le bien pourra être loué dans de bonnes conditions, en complément du DPE fourni par le vendeur. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location, puis ce sera le tour des logements F au 1er janvier 2028.

Acheteur éloigné du bien

Si vous ne pouvez pas multiplier les déplacements, faites coïncider l’expertise avec l’une de vos visites, ou organisez-la sans vous, le rapport étant rédigé pour être compris à distance.

Erreurs

Les erreurs de calendrier à éviter

Les erreurs les plus courantes sont d’appeler trop tard pendant la rétractation, d’oublier l’accès au bien et de commander l’expertise après la date limite d’une condition suspensive.

  • Attendre plusieurs jours après la notification du compromis avant de chercher un expert.
  • Ne pas prévenir l’agence ou le vendeur, et découvrir que le bien n’est accessible qu’après l’échéance.
  • Supposer que le rapport arrivera le lendemain de la visite, alors qu’il faut compter jusqu’à 96h.
  • Se contenter d’une visite d’artisan faute de temps, sans vision d’ensemble du bâti.
  • Programmer l’expertise sans avoir prévu de temps pour lire le rapport et consulter des artisans.

Pour organiser votre intervention en Centre-Val de Loire, consultez notre page bilan avant achat en Centre-Val de Loire ; nous intervenons partout en France. Pour toute question, la page contact ou le 0 805 69 09 69 vous permettent de joindre un conseiller.

Les erreurs de calendrier à éviter
Récapitulatif

En résumé : le meilleur moment est celui qui laisse une marge

Visez le moment où le rapport peut encore modifier votre décision ou vos conditions d’achat, et réservez dès que ce moment approche.

Avant l’offre, le bilan avant achat est un outil de décision et de prix. Entre l’offre et le compromis, c’est un outil d’ajustement. Pendant la rétractation, c’est une sécurité de dernier recours, efficace si l’on agit vite. Dans une vente judiciaire, il doit précéder l’adjudication.

Dans tous les cas, l’expertise apporte la même chose : une vision indépendante de l’état réel du bien, rédigée par un expert qui n’a rien à vous vendre. Pour situer cette étape dans votre projet global, notre guide de l’expertise avant achat reprend l’ensemble de la démarche.

Le plus simple reste d’anticiper : identifier dès les premières visites le cabinet que vous solliciterez, de façon à ne perdre aucun jour le moment venu.

Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Peut-on faire un bilan avant achat avant même d’avoir visité le bien ?

C’est possible si vous êtes éloigné, mais rarement conseillé. Une première visite personnelle vous permet de vérifier que le bien correspond à vos attentes de surface, d’agencement et de quartier. L’expertise prend tout son sens une fois que vous envisagez sérieusement d’acheter et que vous voulez connaître l’état réel du bâti.

Le vendeur peut-il refuser une expertise avant l’offre ?

Il est libre d’organiser les visites comme il l’entend, donc il peut refuser. En pratique, une demande présentée comme la marque d’un acheteur sérieux est souvent acceptée. En cas de refus, vous pouvez faire une offre et réaliser l’expertise pendant le délai de rétractation qui suit la signature du compromis.

Les 10 jours de rétractation incluent-ils les week-ends ?

Le délai prévu par l’article L271-1 du Code de la construction et de l’habitation se compte en jours calendaires. Les règles de computation des délais peuvent toutefois prolonger une échéance tombant un samedi, un dimanche ou un jour férié : vérifiez la date exacte avec votre notaire dès la notification de l’acte.

Que faire si le rapport arrive le dernier jour du délai ?

Si le calendrier est tendu, prévenez l’expert de votre échéance dès la réservation. À réception, lisez d’abord la synthèse et les points prioritaires. Si un constat majeur remet en cause l’achat, rapprochez-vous rapidement de votre notaire pour connaître les modalités de rétractation à respecter avant l’échéance.

Une condition suspensive d’expertise est-elle possible dans le compromis ?

Les parties peuvent convenir de conditions particulières dans l’avant-contrat, sous réserve de leur rédaction et de l’accord du vendeur. C’est une question à poser à votre notaire avant la signature. Le site frère expertisepreachat.fr consacre d’ailleurs un article à l’offre d’achat sous réserve d’expertise.

Le délai de rétractation s’applique-t-il à un terrain ou à un local commercial ?

L’article L271-1 vise l’acquéreur non professionnel d’un immeuble à usage d’habitation. Pour un terrain nu ou un local professionnel, le régime peut être différent : demandez conseil à votre notaire avant de vous engager, et privilégiez alors une expertise avant la signature.

Faut-il refaire une expertise si l’achat est repoussé de plusieurs mois ?

Le rapport décrit l’état du bien au jour de la visite. Si plusieurs mois s’écoulent, notamment après une période de forte sécheresse ou de fortes pluies, certains désordres peuvent évoluer. Il peut être prudent de revoir le bien vous-même et de vérifier qu’aucun nouveau signe n’est apparu avant la signature définitive.

Est-il trop tard pour une expertise après la signature de l’acte définitif ?

Pour éclairer la décision d’achat, oui. Une expertise reste utile après l’achat pour planifier des travaux ou documenter un désordre apparu ensuite, mais ce n’est plus un bilan avant achat. C’est pour cela qu’il faut intervenir avant l’acte authentique, idéalement avant la fin de la rétractation.

L’expertise pendant la rétractation coûte-t-elle plus cher ?

Non, le prix ne dépend pas du moment de la commande. Il est calculé selon la surface : 650 € TTC jusqu’à 50 m², 3 € par m² au-delà, plus 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport est compris et remis sous 96h.

Comment prévenir l’agence qu’un expert va venir ?

Un simple message ou appel suffit, en précisant la date souhaitée et le besoin d’accéder à toutes les zones du bien, combles et sous-sol compris. Mentionner votre échéance, par exemple la fin du délai de rétractation, aide l’agence à organiser rapidement l’ouverture avec le vendeur.

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Ne laissez pas filer le bon créneau

Que vous prépariez une offre ou que votre délai de rétractation ait commencé, appelez-nous pour caler l’intervention. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


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Le bilan avant achat

Lire un rapport de bilan avant achat : urgences, photos et préconisations

Blog · Décryptage

Lire un rapport de bilan avant achat : urgences, photos et préconisations

Le rapport arrive, plusieurs pages de constats, de photos et de termes techniques. Bien le lire, c’est savoir distinguer l’urgent de l’accessoire, comprendre ce que montre chaque photo et transformer les préconisations en décisions.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Acheteur lisant un rapport d’expertise bâtiment à une table de cuisine

L’essentiel

Lisez d’abord les conditions de visite et les réserves, puis repérez les désordres classés comme prioritaires. Pour chaque constat, séparez ce qui a été observé, la cause probable et la préconisation. Les photos localisent le problème mais n’en montrent pas toujours l’ampleur : le texte de l’expert prime.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Vue d’ensemble

Ce que contient un rapport de bilan avant achat

Un rapport d’expertise avant achat réunit en général l’identification du bien, les conditions de la visite, les constats illustrés, leurs causes probables, les préconisations et les réserves.

Chaque cabinet a sa propre mise en page, mais la logique d’un rapport d’expertise bâtiment est assez constante. On y trouve d’abord une partie descriptive : adresse, type de bien, époque de construction estimée, modes constructifs observés. Viennent ensuite les constats, organisés par zone (extérieur, toiture, pièces, sous-sol) ou par élément (structure, clos et couvert, humidité, équipements).

Pour chaque désordre, l’expert indique ce qu’il a observé, ce qui en est probablement à l’origine et ce qu’il recommande. Les photos illustrent les constats. Enfin, une synthèse résume les points majeurs et les réserves précisent ce qui n’a pas pu être vu ou vérifié.

Le rapport du bilan avant achat Check my House est certifié et a une valeur juridique ; il est remis sous 96h. Pour savoir quels éléments sont examinés, reportez-vous au détail des vérifications.

Ordre de lecture

Par où commencer : conditions de visite et réserves

Commencez par la page qui décrit les conditions de visite et les réserves : elle fixe le périmètre de ce que le rapport peut affirmer.

C’est un réflexe peu naturel, car on a envie d’aller directement aux problèmes. Pourtant, savoir dans quelles conditions l’expert a travaillé change la portée de tout le reste. Un bien meublé, des combles inaccessibles, un temps sec depuis plusieurs semaines ou un sous-sol encombré limitent ce que l’on peut observer.

Les réserves ne sont pas une précaution de style. Elles disent clairement : « cette zone n’a pas été vue » ou « ce point demanderait une investigation complémentaire ». Une réserve sur la charpente parce que la trappe était condamnée n’a pas le même poids qu’une réserve sur un détail de finition.

Notre article ce que le bilan avant achat ne peut pas voir explique pourquoi ces limites existent et comment en tenir compte.

Par où commencer : conditions de visite et réserves
Méthode

Séparer le constat, la cause probable et la préconisation

Un bon réflexe consiste à lire chaque désordre en trois temps : qu’a vu l’expert, pourquoi cela se produit probablement, et que recommande-t-il.

Le constat est factuel : « fissure oblique au-dessus de la fenêtre de la chambre nord, ouverture de l’ordre du millimètre ». La cause probable est une analyse : « mouvement différentiel possible, à rapprocher de la nature argileuse du sol ». La préconisation est une action : « mise en observation, investigation complémentaire par une étude de sol si évolution ».

Cette séparation évite deux erreurs. La première consiste à confondre un constat impressionnant avec un problème grave : une fissure visible n’est pas forcément structurelle. La seconde consiste à minimiser un constat discret dont la cause, elle, est préoccupante.

Quand l’expert emploie des termes comme « probable », « vraisemblable » ou « à confirmer », ce n’est pas de l’hésitation : c’est la marque d’une analyse honnête qui distingue ce qui est démontré de ce qui reste une hypothèse.

Fissure en escalier sur un mur en parpaings photographiée de près avec un mètre
Hiérarchie

Comprendre les niveaux d’urgence

Les désordres se classent généralement en trois catégories : ceux qui touchent la sécurité ou la structure, ceux à traiter à court terme pour éviter une aggravation, et ceux qui relèvent de l’entretien courant.

La hiérarchie est le cœur du rapport. Un bien ancien présente presque toujours des défauts ; la question est de savoir lesquels comptent. Les rapports d’expertise emploient des formulations variables, mais la logique reste la même : ce qui engage la solidité ou la sécurité, ce qui risque de s’aggraver, ce qui peut attendre.

Un même désordre peut changer de catégorie selon son contexte. Une infiltration ponctuelle par une tuile déplacée est un entretien rapide ; la même infiltration, si elle a déjà atteint des pièces de charpente, devient une priorité.

Priorité : sécurité et structure

Fissures structurelles actives, éléments porteurs dégradés, charpente affaiblie, risques électriques visibles, garde-corps défaillants. Ces points conditionnent souvent la décision d’achat.

À traiter rapidement

Infiltrations, défauts d’évacuation des eaux pluviales, ventilation insuffisante favorisant la condensation, menuiseries qui ne protègent plus. Sans intervention, ils dégradent progressivement le bâti.

Entretien et vigilance

Joints à reprendre, mousses en toiture, enduits fatigués, microfissures esthétiques. À planifier, sans urgence, mais à intégrer dans votre budget des premières années.

Photos

Lire une photo d’expertise sans se tromper

Une photo d’expertise sert à localiser et à illustrer un constat ; elle ne suffit pas à juger de sa gravité, qui est donnée par le texte.

Une photo prise au flash peut rendre spectaculaire une fissure capillaire, et une photo d’ensemble peut au contraire écraser un défaut réel. C’est pourquoi l’expert place souvent un objet de référence (mètre, crayon) pour donner l’échelle, ou associe une vue large et un gros plan.

Repérez systématiquement la légende : elle indique la pièce, l’orientation et le constat associé. Si une photo vous paraît inquiétante sans que le texte la classe comme prioritaire, c’est que l’expert a jugé, sur place, que l’apparence était trompeuse. À l’inverse, une photo anodine peut accompagner un constat important, par exemple une trace d’humidité discrète liée à une fuite encastrée.

Si un doute persiste, notez la référence de la photo et posez la question : c’est le moyen le plus rapide d’obtenir une réponse précise.

Auréole d’humidité au plafond d’une salle de bains
Vocabulaire

Les termes techniques qu’on retrouve souvent

Quelques mots reviennent régulièrement dans les rapports ; les comprendre évite de surinterpréter ou de minimiser un constat.

  • Microfissure : fissure très fine, souvent limitée à l’enduit ou à la peinture, généralement esthétique.
  • Fissure traversante : fissure visible des deux côtés d’un mur, qui mérite une analyse de cause.
  • Remontées capillaires : humidité qui monte du sol dans les murs par capillarité, typique des bâtis anciens sans coupure de capillarité.
  • Condensation : humidité produite par l’occupation et mal évacuée, liée le plus souvent à la ventilation.
  • Efflorescences : dépôts blanchâtres de sels sur un mur, signe de migration d’eau.
  • Flèche : déformation d’une poutre ou d’un plancher sous la charge.
  • Clos et couvert : ensemble des éléments qui mettent le bâtiment hors d’eau et hors d’air (toiture, murs, menuiseries).

Ce vocabulaire est celui des professionnels du bâtiment : le retrouver dans un rapport permet aussi de dialoguer plus facilement avec les artisans que vous consulterez ensuite.

Préconisations

Les trois familles de préconisations

Une préconisation peut demander une investigation complémentaire, une intervention corrective ou une simple surveillance dans le temps.

L’investigation complémentaire intervient quand l’examen visuel ne suffit pas à trancher : étude de sol en cas de fissures évolutives sur terrain argileux, recherche de fuite, inspection d’un conduit de fumée par un professionnel habilité. L’expert ne se prononce pas au-delà de ce qu’il peut établir, et il le dit.

L’intervention corrective décrit la nature des travaux à prévoir : reprise d’étanchéité, amélioration de la ventilation, traitement d’une pièce de charpente, réfection d’un réseau d’évacuation. Elle n’est pas un devis : elle oriente les artisans que vous consulterez.

La surveillance concerne les désordres stabilisés ou peu évolutifs : on les observe sur plusieurs saisons avant de décider. Chez Check my House, les préconisations de l’expert sont couvertes par une assurance décennale, ce qui engage leur sérieux.

Les trois familles de préconisations
Pièges

Les erreurs de lecture les plus fréquentes

Les principales erreurs sont de lire uniquement la synthèse, de se focaliser sur la photo la plus impressionnante et d’ignorer les réserves.

  • Lire la synthèse sans parcourir les constats détaillés, et passer à côté d’un point classé en vigilance qui vous concerne particulièrement (projet d’aménagement, d’extension).
  • Additionner les défauts sans tenir compte de leur hiérarchie, et conclure qu’un bien est « mauvais » parce que la liste est longue.
  • Considérer qu’un point non mentionné est forcément sain, alors qu’il était peut-être hors du périmètre ou inaccessible.
  • Interpréter une préconisation d’investigation comme un verdict de gravité : c’est un besoin d’information, pas une condamnation.
  • Oublier de confronter le rapport aux diagnostics obligatoires du dossier de diagnostic technique, qui couvrent d’autres sujets.

Une lecture en deux temps fonctionne bien : une première lecture complète pour la vue d’ensemble, puis une seconde, crayon en main, pour lister vos questions et les postes à faire chiffrer.

Exploitation

Que faire du rapport une fois lu

Le rapport sert à décider, à faire chiffrer les travaux par des artisans et, le cas échéant, à ouvrir une discussion sur le prix ; il se conserve ensuite comme référence de l’état du bien.

Pour les travaux, transmettez les pages pertinentes aux entreprises : les devis seront comparables puisqu’ils reposent sur les mêmes constats. Pour la négociation, le site frère expertisepreachat.fr consacre un article à l’usage du rapport face au vendeur.

Le rapport vous appartient : vous décidez à qui le communiquer. Certains acheteurs le partagent avec leur notaire ou leur banque, d’autres le gardent pour eux. Conservez-le après l’achat : il constitue une photographie datée de l’état du bien, utile pour planifier l’entretien et pour retracer l’apparition d’un désordre.

Pour replacer cette lecture dans l’ensemble de votre projet, consultez notre guide de l’expertise avant achat, ou contactez-nous via la page contact.

Que faire du rapport une fois lu
Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Le rapport est-il compréhensible sans connaissances techniques ?

Il est rédigé pour l’acheteur, pas pour un professionnel du bâtiment. Les termes techniques sont nécessaires pour la précision, mais ils sont accompagnés de photos et d’explications. Si un mot vous échappe, notez-le : un bref échange permet souvent de clarifier un passage en quelques minutes.

Un rapport avec beaucoup de constats signifie-t-il que le bien est en mauvais état ?

Pas forcément. Un expert consciencieux relève tout ce qu’il voit, y compris les petits défauts d’entretien. Un rapport long sur une maison ancienne est normal. Ce qui compte est la hiérarchie : combien de points touchent la structure, la sécurité ou risquent de s’aggraver rapidement.

Pourquoi l’expert ne donne-t-il pas le coût des travaux ?

Parce que le chiffrage dépend des entreprises, des matériaux choisis et de l’ampleur exacte révélée lors des travaux. Un expert indépendant ne vend pas de travaux : il décrit ce qu’il faut faire. Ce sont les artisans qui chiffrent, sur la base des constats du rapport.

Que signifie une préconisation d’étude complémentaire ?

Elle signifie que l’examen visuel ne permet pas de conclure avec certitude et qu’un spécialiste ou un essai est nécessaire, par exemple une étude de sol ou une recherche de fuite. Ce n’est pas un verdict de gravité, mais un besoin d’information à intégrer avant de vous engager définitivement.

Puis-je transmettre le rapport au vendeur ?

Oui, c’est votre document et vous en disposez librement. Le transmettre peut appuyer une discussion sur le prix ou une demande de travaux avant la vente. Réfléchissez cependant à votre stratégie : certains acheteurs préfèrent n’en communiquer que les extraits utiles à la négociation.

Le rapport peut-il servir en cas de vice caché découvert après l’achat ?

Il décrit l’état du bien à une date donnée. Un désordre non visible lors de la visite et apparu ensuite peut relever de la garantie des vices cachés prévue par le Code civil. Le rapport aide alors à montrer ce qui était, ou n’était pas, décelable au moment de l’achat.

Pourquoi certaines zones sont-elles mentionnées comme non visitées ?

Parce qu’elles étaient inaccessibles, encombrées, fermées ou dangereuses à atteindre. L’expert ne peut pas se prononcer sur ce qu’il n’a pas vu, et il l’écrit pour que vous en teniez compte. Si la zone est importante, comme des combles ou un sous-sol, demandez au vendeur d’en permettre l’accès.

Combien de temps faut-il pour lire correctement un rapport ?

Prévoyez une première lecture complète au calme, puis une seconde pour noter vos questions. Ne vous arrêtez pas à la synthèse. Si vous êtes en délai de rétractation, faites cette lecture dès réception pour garder le temps de consulter des artisans ou de poser vos questions.

Les photos du rapport peuvent-elles être réutilisées pour des devis ?

Oui. Transmettre aux artisans les photos et les constats correspondants leur donne une vision précise du problème avant même de se déplacer. Les devis gagnent en pertinence et sont plus faciles à comparer entre eux, puisque chaque entreprise travaille à partir des mêmes éléments.

Le rapport a-t-il une durée de validité ?

Il n’a pas de date d’expiration légale, mais il décrit l’état du bien au jour de la visite. Un bâtiment évolue : si l’achat est retardé de plusieurs mois ou si un événement survient entre-temps, comme une tempête ou un épisode de sécheresse, certains constats peuvent changer.

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Un rapport clair pour décider sereinement

Constats illustrés, causes probables, préconisations hiérarchisées : le rapport certifié Check my House est remis sous 96h. Appel gratuit au 0 805 69 09 69.


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Le bilan avant achat

Le déroulement d’un bilan avant achat, étape par étape

Blog · Méthode

Le déroulement d’un bilan avant achat, étape par étape

De votre premier appel à la remise du rapport, un bilan avant achat suit une progression précise. Savoir ce qui se passe à chaque étape vous aide à l’organiser au bon moment et à en tirer le maximum.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Expert en bâtiment arrivant devant une maison à vendre avec sa sacoche

L’essentiel

Un bilan avant achat se déroule en quatre temps : la commande avec les informations sur le bien, la préparation de l’accès, la visite sur place menée de l’extérieur vers l’intérieur, puis la rédaction du rapport. Chez Check my House, le rapport certifié est remis sous 96h après la visite.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Étape 1

La prise de contact : décrire le bien et votre projet

Tout commence par un échange où vous décrivez le bien, son adresse, sa surface et vos interrogations, afin que l’intervention soit calibrée et chiffrée.

Le premier contact sert à cadrer la mission. L’expert ou le conseiller a besoin de savoir de quel type de bien il s’agit (maison, appartement, longère, pavillon récent), sa surface habitable approximative, son année de construction si vous la connaissez, et la commune où il se trouve. Ces éléments déterminent le prix et l’organisation.

C’est aussi le moment de dire ce qui vous inquiète. Une fissure aperçue en visite, une odeur d’humidité dans un sous-sol, des combles aménagés dont vous doutez : signaler ces points permet à l’expert de les garder en tête sans pour autant négliger le reste du bien.

Chez Check my House, ce premier échange se fait par téléphone au 0 805 69 09 69 (appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 19h) ou via la page contact. Le tarif est calculé selon la surface, conformément à la grille publiée sur la page nos tarifs.

Les informations utiles dès l’appel

Adresse exacte, surface, type de bien, stade de votre projet (simple visite, offre faite, compromis signé), coordonnées de la personne qui ouvrira les lieux et vos éventuelles inquiétudes.

Étape 2

La confirmation et le calendrier

Une fois la mission acceptée, la date est fixée en fonction de votre échéance : offre à formuler, signature du compromis ou fin du délai de rétractation.

Le calendrier d’un achat immobilier est souvent serré. Si vous êtes en délai de rétractation, le Code de la construction et de l’habitation (article L271-1) vous laisse 10 jours : la visite et la réception du rapport doivent tenir dans cette fenêtre, d’où l’intérêt d’appeler dès la signature.

Le choix du moment dépend de votre situation. Nous y consacrons un article dédié : à quel moment commander un bilan avant achat. Retenez simplement qu’il vaut mieux intervenir tôt pour garder une marge de décision.

La confirmation précise ce qui est convenu : adresse, date, contact sur place, prix et modalités de règlement. Le paiement peut se faire en plusieurs fois sans frais, ce qui évite d’alourdir un budget déjà mobilisé par l’apport.

La confirmation et le calendrier
Étape 3

L’organisation de l’accès au bien

L’accès est organisé avec le vendeur ou l’agence : l’expert doit pouvoir entrer dans toutes les pièces, les annexes, les combles et le sous-sol quand ils existent.

Le bien ne vous appartient pas encore : il faut donc l’accord du vendeur pour la visite. En pratique, c’est souvent l’agent immobilier qui ouvre les lieux. Il est utile de prévenir que l’expert aura besoin d’accéder aux zones techniques, pas seulement aux pièces de vie.

Une trappe de combles inaccessible, un garage encombré ou un sous-sol fermé à clé réduisent ce que l’expert peut observer. Il le notera, mais l’acheteur perd une information. La préparation de cette visite fait l’objet d’un article spécifique : préparer la visite de l’expert avec le vendeur et l’agent.

Si vous le pouvez, demandez aussi au vendeur les documents disponibles : dossier de diagnostic technique, factures de travaux, éventuelles déclarations de sinistre. Ces pièces aident l’expert à replacer ses constats dans l’histoire du bien.

Étape 4

Sur place : l’examen commence par l’extérieur

L’expert fait généralement le tour du bâtiment avant d’entrer : façades, toiture visible, gouttières, abords et environnement donnent les premières clés de lecture.

L’extérieur raconte beaucoup de choses. Les façades montrent d’éventuelles fissures, des traces de ruissellement ou des enduits qui se décollent. La toiture, observée depuis le sol ou des points de vue accessibles, révèle des tuiles déplacées, des faîtages abîmés ou des mousses abondantes. Les descentes d’eau pluviale indiquent si l’eau est bien évacuée loin des fondations.

L’environnement immédiat compte aussi : pente du terrain vers la maison, arbres proches, regards d’assainissement, murs de clôture, terrasses accolées. Ces éléments expliquent souvent des désordres visibles à l’intérieur, comme une humidité en pied de mur ou une fissure sur une cloison.

Avant même la visite, l’adresse peut être consultée sur Géorisques pour connaître les risques recensés (argile, inondation, radon), un contexte utile pour interpréter ce que l’on voit.

Expert observant le pied d’un mur extérieur et le raccordement des gouttières
Étape 5

L’intérieur, pièce par pièce

À l’intérieur, l’expert procède de façon systématique : murs, plafonds, sols, menuiseries, traces d’humidité, ventilation et équipements visibles de chaque pièce.

La méthode est volontairement répétitive : chaque pièce est examinée avec la même grille, pour ne rien laisser de côté. Les murs et plafonds sont observés à la recherche de fissures, de déformations, d’auréoles ou de moisissures. Les sols sont parcourus pour détecter des affaissements ou des planchers qui fléchissent.

Les menuiseries (fenêtres, portes) renseignent à la fois sur l’isolation et sur d’éventuels mouvements de structure : une porte qui frotte ou une fenêtre qui ferme mal peut être le signe d’un bâti qui a bougé. Les pièces d’eau font l’objet d’une attention particulière, car elles concentrent les risques de fuite et de condensation.

Un expert utilise généralement quelques instruments simples pour objectiver ce qu’il voit, comme un humidimètre ou un niveau. Nous les présentons dans l’article sur les outils de l’expert pendant un bilan.

Étape 6

Combles, sous-sol et annexes : les zones qui révèlent le plus

Les combles, le sous-sol, le vide sanitaire et les annexes sont souvent les zones les plus instructives, car rien n’y est masqué par la décoration.

Dans les pièces de vie, une peinture fraîche ou un meuble bien placé peuvent cacher un défaut. Les combles et le sous-sol, eux, montrent le bâtiment à nu. En toiture, la charpente, la sous-face de la couverture, l’isolation et les éventuelles traces d’infiltration sont directement visibles quand l’accès est possible.

Le sous-sol renseigne sur les fondations, les murs enterrés, l’humidité du sol et l’état des réseaux. Le garage, l’atelier ou une dépendance peuvent aussi présenter des désordres propres, notamment lorsqu’ils ont été construits à une autre époque que la maison.

Lorsque l’une de ces zones n’est pas accessible, l’expert l’indique et formule une réserve. Ce n’est pas une formalité : c’est une information à prendre en compte dans votre décision.

Expert inspectant une charpente traditionnelle dans des combles à la lampe
Étape 7

Le point de fin de visite avec l’acheteur

Si vous êtes présent, l’expert peut vous faire un premier retour oral sur les points marquants, en attendant l’analyse complète du rapport.

Assister à la visite n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé. Vous voyez les désordres de vos propres yeux, vous comprenez leur localisation et vous pouvez poser vos questions au fil de l’examen. Nous avons rassemblé les plus utiles dans l’article les questions à poser à l’expert sur place.

Le retour oral reste une première impression. L’expert a besoin de reprendre ses notes, ses photos et ses mesures pour formuler des conclusions solides. Il est donc normal qu’il reste prudent sur certains points en fin de visite et qu’il vous renvoie au rapport pour les préconisations détaillées.

Si vous ne pouvez pas venir, la visite se déroule de la même façon : la méthode ne dépend pas de votre présence, et le rapport est rédigé pour être compris sans avoir assisté à l’examen.

Étape 8

La rédaction et la remise du rapport

Après la visite, l’expert rédige un rapport qui décrit les constats, leurs causes probables et les préconisations ; chez Check my House, il est remis sous 96h.

La rédaction est une étape à part entière. L’expert trie ses observations, les relie entre elles, sélectionne les photos qui les illustrent et formule ses préconisations. Il distingue ce qui relève de l’urgence, de l’entretien à prévoir et du simple point de vigilance.

Le rapport Check my House est certifié et a une valeur juridique. Les préconisations de nos experts sont couvertes par une assurance décennale. Il vous est remis sous 96h, ce qui laisse le temps d’agir pendant un délai de rétractation si la visite a été organisée rapidement.

Pour savoir comment exploiter ce document, consultez notre guide lire un rapport de bilan avant achat, qui explique comment interpréter les niveaux d’urgence et les préconisations.

La rédaction et la remise du rapport
Étape 9

Après le rapport : décider, négocier ou renoncer

Le rapport n’est pas une fin en soi : il sert à prendre une décision éclairée, à appuyer une négociation ou à faire chiffrer des travaux.

Une fois le rapport lu, trois issues sont possibles. Le bien est conforme à ce que vous imaginiez et vous poursuivez sereinement. Le bien présente des désordres que vous acceptez, mais qui justifient une discussion sur le prix ou des devis avant de signer. Ou bien les constats remettent en cause le projet, et vous pouvez renoncer dans le cadre légal applicable à votre situation.

Pour chiffrer les travaux, transmettez le rapport à des artisans de votre choix : leurs devis porteront sur une base objective. Pour une vue d’ensemble de la démarche, notre guide de l’expertise avant achat reprend chaque étape du projet immobilier.

Enfin, gardez précieusement le rapport. Il constitue une photographie datée de l’état du bien au moment de l’achat, utile pour planifier l’entretien des années suivantes.

Check my House

Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Combien de temps à l’avance faut-il réserver un bilan avant achat ?

Le plus tôt possible dès que le projet se précise. Si vous êtes déjà en délai de rétractation, appelez le jour même de la signature : la visite et la remise du rapport sous 96h doivent tenir dans les 10 jours. Avant une offre, le délai dépend surtout de la disponibilité du vendeur pour ouvrir les lieux.

Dois-je être présent pendant toute la visite ?

Ce n’est pas obligatoire. Votre présence est utile pour comprendre les constats et poser vos questions, mais l’expert travaille de la même façon en votre absence. Si vous ne pouvez venir qu’une partie du temps, privilégiez la fin de visite, au moment où l’expert peut faire un point sur ce qu’il a observé.

Qui ouvre le bien le jour de l’expertise ?

Le plus souvent l’agent immobilier ou le vendeur. Il faut convenir à l’avance de la personne présente et de l’accès aux zones techniques : combles, sous-sol, garage, chaufferie. Prévenez-la que l’expert a besoin d’examiner tout le bâtiment, pas seulement les pièces principales.

Que se passe-t-il s’il pleut le jour de la visite ?

La pluie n’empêche pas l’expertise. Elle peut même révéler des défauts d’évacuation des eaux ou des infiltrations actives. Elle peut en revanche limiter l’observation de la toiture ou de certains abords. Dans ce cas, l’expert le mentionne dans son rapport afin que vous sachiez exactement ce qui a pu être vu.

Faut-il fournir des documents à l’expert ?

Ce n’est pas indispensable, mais c’est utile. Le dossier de diagnostic technique, les factures de travaux, les plans ou une déclaration de sinistre permettent à l’expert de replacer ses constats dans l’histoire du bien. Demandez-les au vendeur ou à l’agence dès la prise de rendez-vous.

L’expert peut-il revenir si une pièce était fermée ?

Une nouvelle intervention n’est pas prévue par défaut. Si une zone n’a pas pu être examinée, elle fait l’objet d’une réserve dans le rapport. Pour éviter cette situation, vérifiez avec le vendeur que toutes les clés et tous les accès seront disponibles le jour de la visite.

Le rapport m’est-il envoyé directement ?

Oui, le rapport est destiné au client qui a commandé l’expertise. C’est vous qui décidez ensuite de le transmettre ou non au vendeur, à l’agent immobilier, au notaire ou à votre banque. Il est remis sous 96h après la visite.

Peut-on faire un bilan avant achat pour un appartement ?

Oui. La démarche est la même, mais les contrôles s’adaptent : l’expert examine les parties privatives et ce qui est visible des parties communes. Les différences entre maison et appartement sont détaillées dans notre article dédié au bilan selon le type de bien.

Comment le prix est-il calculé ?

Le prix dépend de la surface du bien : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² au-delà. S’ajoutent 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport certifié est compris et le paiement peut être réglé en plusieurs fois sans frais.

Puis-je poser des questions après avoir reçu le rapport ?

Il est normal de vouloir éclaircir un point après lecture. Notez précisément les passages concernés et contactez Check my House au 0 805 69 09 69 pour savoir comment échanger avec l’expert. Plus votre question est ciblée, plus la réponse sera utile pour votre décision.

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Organisez votre bilan avant achat

Un conseiller vous explique les étapes et cale l’intervention selon votre calendrier. Appel gratuit au 0 805 69 09 69, du lundi au vendredi de 9h à 19h.


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Le bilan avant achat

Bilan avant achat ou visite avec un artisan : ce qui change pour l’acheteur

Blog · Comparatif

Bilan avant achat ou visite avec un artisan : ce qui change pour l’acheteur

Faire venir un maçon ou un couvreur avant de signer paraît simple et rassurant. Mais un artisan et un expert en bâtiment ne regardent pas la maison avec les mêmes yeux, ni avec les mêmes intérêts : voici ce que cela change concrètement pour vous.

1er réseau national d’expertise immobilièreExperts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Expert en bâtiment examinant une façade de maison ancienne avant un achat

L’essentiel

Un artisan évalue son corps de métier et chiffre des travaux qu’il pourrait réaliser. Un bilan avant achat, mené par un expert indépendant, examine l’ensemble du bâti, hiérarchise les désordres et remet un rapport écrit opposable. Les deux se complètent : l’expert diagnostique, l’artisan chiffre ensuite la solution.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le point de départ

Deux visites qui ne répondent pas à la même question

L’artisan répond à la question « combien coûte ce travail ? », l’expert à la question « dans quel état réel est ce bien et quels risques j’achète ? ».

Quand un acheteur demande à un artisan de l’accompagner lors d’une visite, il attend souvent un avis global. Pourtant, l’artisan arrive avec la grille de lecture de son métier : un couvreur regarde la toiture, un plombier les canalisations, un électricien le tableau. C’est normal, c’est sa compétence et c’est ce qui fait la qualité de son travail au quotidien.

Le bilan avant achat part d’une logique inverse. L’expert en bâtiment ne cherche pas un chantier à réaliser, il cherche à comprendre le bâtiment dans sa globalité : comment il a été construit, comment il a vieilli, quels désordres il présente et s’ils sont liés entre eux. Une tache d’humidité au plafond peut venir d’une tuile cassée, d’une fuite de canalisation ou d’un défaut de ventilation : c’est précisément ce diagnostic de cause qui intéresse l’acheteur.

Cette différence de question posée change tout le reste : la durée de l’examen, les zones observées, la façon de formuler les constats et l’usage que vous pourrez faire du résultat pour décider, négocier ou renoncer.

Le regard

Un corps de métier contre une vision d’ensemble du bâti

L’expert examine la structure, le clos et le couvert, les équipements et les pathologies dans leur ensemble ; l’artisan se concentre sur ce qu’il sait réparer.

Un bâtiment fonctionne comme un système. Une fissure en façade peut être liée aux fondations, à un mouvement de sol, à une charpente qui pousse sur les murs ou à un simple retrait d’enduit. Un artisan maçon verra la fissure ; il ne sera pas forcément en position d’en analyser la cause si elle dépasse son métier.

L’expert en bâtiment, lui, est formé à relier les indices. Il croise l’état des murs, des planchers, de la toiture, des menuiseries, des réseaux et de l’environnement immédiat de la maison. Le détail de ce qui est contrôlé figure sur notre page consacrée aux vérifications du bilan avant achat.

Ce qu’un artisan voit très bien

Les défauts de son corps d’état : une couverture à reprendre, un tableau électrique vieillissant, une chaudière en fin de vie. Son avis est précieux pour estimer une intervention précise.

Ce qui peut lui échapper

Les interactions entre désordres, l’évolutivité d’une pathologie, la cohérence globale entre l’âge du bâti et son état, ou les points qui relèvent d’autres métiers que le sien.

Artisan couvreur observant une toiture en tuiles depuis une échelle
L’intérêt

La question de l’intérêt commercial

Un artisan qui chiffre des travaux a un intérêt, même involontaire, à les recommander ; un expert indépendant n’a rien à vous vendre.

Il ne s’agit pas de soupçonner les artisans de malhonnêteté. La plupart sont de bonne foi. Mais leur modèle économique repose sur la réalisation de travaux : face à un doute, la réponse naturelle d’un professionnel du chantier est souvent de proposer une intervention, parfois plus lourde que nécessaire, parfois plus légère pour rassurer un futur client.

À l’inverse, un expert indépendant ne vend ni travaux ni produits de traitement. Chez Check my House, c’est une règle de fonctionnement : nos experts sont rémunérés pour l’analyse, pas pour la suite. Leur seul intérêt est la justesse du constat. Nous détaillons ce point dans l’article consacré à l’indépendance de l’expert.

Pour l’acheteur, cette neutralité a une conséquence directe : il peut s’appuyer sur le rapport sans se demander si une préconisation est orientée vers un devis.

Le livrable

Un devis n’est pas un rapport d’expertise

L’artisan remet au mieux un devis de travaux ; le bilan avant achat aboutit à un rapport écrit qui décrit, localise, explique et hiérarchise les désordres.

Après la visite d’un artisan, l’acheteur repart généralement avec un avis oral et, éventuellement, un devis. Ce document chiffre une prestation, mais il ne décrit pas l’état du bien : il ne dit pas pourquoi le travail est nécessaire, ni ce qui se passera si on ne le fait pas, ni ce qui a été observé ailleurs dans la maison.

Le rapport de bilan avant achat est conçu pour l’acheteur. Il consigne les constats, les illustre, les rattache à une cause probable et formule des préconisations. Chez Check my House, ce rapport est certifié, il a une valeur juridique et il est remis sous 96h. Les préconisations de nos experts sont couvertes par une assurance décennale.

Cette traçabilité écrite compte : elle permet de relire calmement les constats après la visite, de les partager avec un proche, un notaire ou un banquier, et de garder une trace datée de l’état du bien au moment de l’achat.

Un devis n’est pas un rapport d’expertise
La compétence

Formation et méthode : ce qui distingue l’expert en bâtiment

L’expert en bâtiment est formé au diagnostic des pathologies sur tous les corps d’état et applique une méthode d’examen systématique, pièce par pièce.

Un bon artisan maîtrise un geste technique et des règles de mise en œuvre. L’expert, lui, a appris à reconnaître les pathologies du bâti : fissures structurelles ou superficielles, remontées capillaires ou condensation, attaques d’insectes ou de champignons, déformations de charpente, défauts d’étanchéité.

Le réseau Check my House réunit plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Cette formation porte sur la méthode : observer de manière exhaustive, mesurer quand c’est utile, distinguer le constat de l’hypothèse et rédiger sans exagérer ni minimiser.

La méthode est aussi une protection pour l’acheteur. Une visite structurée réduit le risque d’oublier une zone (combles, sous-sol, abords) parce qu’on s’est concentré sur un défaut spectaculaire. Pour connaître le profil de nos intervenants, consultez la page expert en bâtiment indépendant.

La négociation

Quel poids face au vendeur et à l’agent immobilier

Un rapport écrit et argumenté pèse davantage dans une négociation qu’un avis oral d’artisan ou un devis isolé.

Quand un acheteur demande une baisse de prix en invoquant « l’avis d’un maçon », le vendeur peut facilement contester : l’artisan n’a vu qu’une partie du bien et il pourrait avoir intérêt aux travaux. Un rapport d’expert, structuré et indépendant, est plus difficile à balayer d’un revers de main.

Le rapport permet de distinguer ce qui relève de l’entretien normal d’un bien de son âge et ce qui constitue un désordre significatif. C’est cette hiérarchie qui rend la discussion crédible : on ne négocie pas sur chaque défaut, mais sur ceux qui ont un vrai impact.

Il reste ensuite à chiffrer les travaux. C’est là que l’artisan retrouve toute sa place : avec le rapport en main, vous pouvez lui demander un devis ciblé, sur une base objective.

Quel poids face au vendeur et à l’agent immobilier
Le bon ordre

Expert puis artisan : comment combiner les deux

L’ordre le plus efficace consiste à faire établir le diagnostic par l’expert, puis à solliciter un ou plusieurs artisans pour chiffrer les travaux identifiés.

Opposer expert et artisan n’aurait pas de sens : ils interviennent à deux moments différents. L’expert dit ce qu’il faut traiter et pourquoi ; l’artisan dit comment et pour combien. En inversant l’ordre, on risque de chiffrer une solution avant d’avoir compris le problème.

Concrètement, le rapport de l’expert sert de cahier des charges simplifié. Vous pouvez le transmettre à plusieurs entreprises pour obtenir des devis comparables, ce qui est bien plus fiable que de comparer des propositions fondées sur des diagnostics différents.

  • Étape 1 : bilan avant achat, constats et préconisations écrites.
  • Étape 2 : lecture du rapport et questions à l’expert si besoin.
  • Étape 3 : demande de devis à des artisans sur les postes identifiés.
  • Étape 4 : décision d’achat, négociation ou renoncement en connaissance de cause.
Expert en bâtiment rédigeant ses constats sur une tablette dans une pièce vide
Les cas particuliers

Quand l’avis d’un artisan peut suffire, et quand il ne suffit pas

L’avis d’un artisan peut suffire pour un point précis et bien identifié ; dès qu’il existe un doute sur la structure, l’humidité ou l’état général, l’expertise s’impose.

Si vous achetez un bien récent, en bon état apparent, et que votre seule interrogation porte sur le remplacement d’une chaudière ou la réfection d’une salle de bains, un artisan vous donnera une réponse utile. Il n’y a pas de diagnostic complexe à poser.

En revanche, certaines situations justifient un regard d’expert : fissures en façade ou à l’intérieur, traces d’humidité, odeurs de moisi, maison ancienne sans historique de travaux, extension ou combles aménagés, bien situé en zone d’argile, toiture d’âge inconnu. Dans ces cas, l’enjeu dépasse le chiffrage d’un poste : il s’agit de savoir si le bien présente un désordre évolutif.

Pour les fissures et l’humidité, les sites spécialisés du réseau, expertise-fissures-maison.fr et expertisehumidite.fr, détaillent les expertises dédiées à ces pathologies.

Le budget

Coût et délai : comparer ce qui est comparable

Une visite d’artisan est souvent gratuite parce qu’elle prépare un devis ; un bilan avant achat est une prestation payante dont le prix est fixé à l’avance.

La gratuité apparente de la visite d’un artisan s’explique par son modèle : le temps passé est un investissement commercial en vue d’un chantier. Cela ne signifie pas que l’avis est de mauvaise qualité, mais il faut en connaître la logique.

Le bilan avant achat Check my House est facturé selon une grille transparente : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² au-delà, avec un déplacement de 60 € jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. Le rapport certifié est compris et remis sous 96h, et le paiement peut se faire en plusieurs fois sans frais. Le détail figure sur la page tarifs.

Le délai compte aussi : si vous êtes en période de rétractation, chaque jour est précieux. Le Code de la construction et de l’habitation (article L271-1) accorde 10 jours à l’acquéreur non professionnel d’un logement, ce qui laisse le temps d’organiser une expertise si l’on s’y prend tôt.

Coût et délai : comparer ce qui est comparable
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Faire réaliser un bilan avant achat

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Bilan avant achat ou avant vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise avant achat.

Près de chez vous

Check my House intervient partout en France et notamment en Centre-Val de Loire : Indre, Cher, Loir-et-Cher et Loiret. Le détail des vérifications présente chaque point contrôlé.

FAQ

Questions fréquentes

Un artisan peut-il rédiger un rapport sur l’état d’une maison ?

Rien ne l’interdit, mais ce n’est pas son métier. Son document portera le plus souvent sur son corps d’état et prendra la forme d’un devis ou d’une attestation. Il ne couvrira pas l’ensemble du bâti et ne hiérarchisera pas les désordres. Si vous avez besoin d’un état général argumenté pour décider ou négocier, un rapport d’expert en bâtiment est plus adapté.

Puis-je venir au bilan avant achat avec mon propre artisan ?

Oui, c’est possible si le vendeur l’accepte, et cela peut même être utile pour gagner du temps sur un chiffrage. Prévenez simplement l’expert à l’avance. Gardez en tête que chacun conserve son rôle : l’expert établit les constats et les préconisations, l’artisan peut ensuite proposer un devis sur les postes concernés.

L’expert peut-il me recommander des entreprises pour les travaux ?

Un expert indépendant ne vend pas de travaux et n’a pas vocation à orienter vers une entreprise en particulier. C’est ce qui garantit sa neutralité. Il vous indique la nature des interventions préconisées et le type de professionnel à consulter, à vous ensuite de choisir librement vos artisans et de comparer leurs devis.

Le devis d’un artisan suffit-il pour négocier le prix ?

Il peut appuyer une négociation, mais il est facilement contestable : le vendeur fera remarquer que l’artisan n’a vu qu’une partie du bien et qu’il avait intérêt aux travaux. Un rapport d’expert indépendant, complété par des devis établis sur sa base, offre un argumentaire plus solide et plus difficile à écarter.

Mon agent immobilier me propose un artisan de confiance, est-ce un problème ?

Pas nécessairement, mais l’agent est rémunéré à la signature de la vente, et l’artisan qu’il recommande peut avoir avec lui une relation commerciale suivie. Pour un regard neutre sur l’état du bien, privilégiez un intervenant que vous choisissez vous-même et qui n’a de lien ni avec le vendeur, ni avec l’agence.

Quels signes doivent me pousser vers un expert plutôt qu’un artisan ?

Des fissures, des traces d’humidité, une odeur de moisi, des planchers qui fléchissent, une toiture dont personne ne connaît l’âge, des travaux récents sans factures ou une maison en zone argileuse. Dans ces situations, la question n’est plus seulement le coût d’une réparation mais la cause et l’évolution du désordre.

L’expert monte-t-il sur le toit comme un couvreur ?

Un expert n’a pas vocation à se mettre en danger. Il observe la couverture depuis le sol, depuis des ouvertures ou des points de vue accessibles, et inspecte la charpente par les combles quand ils sont accessibles. Si une zone n’a pas pu être vue, il l’indique clairement dans son rapport, avec la réserve correspondante.

Le rapport d’expert remplace-t-il les diagnostics obligatoires ?

Non. Les diagnostics réglementaires du dossier de diagnostic technique (DPE, amiante, électricité, gaz, plomb selon les cas) sont fournis par le vendeur et répondent à des obligations légales précises. Le bilan avant achat s’y ajoute : il porte sur l’état du bâti et ses pathologies, ce que les diagnostics ne couvrent pas.

Combien de temps après l’expertise puis-je obtenir des devis ?

Dès réception du rapport, remis sous 96h, vous pouvez le transmettre aux artisans de votre choix. Plus la description des désordres est précise, plus les devis seront rapides et comparables. Si vous êtes en délai de rétractation, organisez les visites d’artisans en parallèle pour ne pas dépasser l’échéance.

L’avis oral d’un artisan a-t-il une valeur en cas de litige ultérieur ?

Un avis oral ne laisse aucune trace exploitable. En cas de découverte d’un vice après l’achat, il sera difficile de prouver ce qui avait été vu ou dit. Un rapport écrit et daté décrit l’état du bien au moment de l’achat, ce qui peut être utile pour reconstituer la chronologie d’un désordre.

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